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Monastère de la Celle, dit aussi de Sainte-Roseline aux Arcs dans le Var

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle romane

Monastère de la Celle, dit aussi de Sainte-Roseline

    1585-1899 Route de Sainte-Roseline
    83460 Les Arcs
Propriété de la commune ; propriété privée
Chapelle Sainte-Roseline des Arcs
Monastère de la Celle, dit aussi de Sainte-Roseline
Monastère de la Celle, dit aussi de Sainte-Roseline
Monastère de la Celle, dit aussi de Sainte-Roseline
Monastère de la Celle, dit aussi de Sainte-Roseline
Monastère de la Celle, dit aussi de Sainte-Roseline
Crédit photo : YvesB06 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Construction de la chapelle
1200
Arrivée des Templiers
1329
Mort de sainte Roseline
1260–1420
Période chartreuse
1504
Prise par les Franciscains
XIXe siècle
Transformation de la momie
1969
Restauration par Marguerite Maeght
1980
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Sainte-Roseline (cad. B 456) : classement par arrêté du 6 février 1980 ; Façades et toitures des anciens bâtiments conventuels, y compris la galerie du cloître : inscription par arrêté du 6 février 1980

Personnages clés

Roseline de Villeneuve - Prieure chartreuse et sainte Momie exposée dans la chapelle.
François Brea - Peintre de l'école de Nice Auteur du retable de 1541.
Marguerite Maeght - Mécène et restauratrice Finance la restauration en 1969.
Marc Chagall - Artiste moderne Auteur de la mosaïque *Le Repas des Anges* (1975).
Diego Giacometti - Sculpteur Crée bas-relief et lutrin pour le monastère.
Médecin italien (XIXe siècle) - Restaurateur de la momie Applique cire vernie sur les ossements.

Origine et histoire

La chapelle Sainte-Roseline, construite au XIe siècle, est l'abbatiale de l'ancien monastère de la Celle-Roubaud, situé aux Arcs dans le Var. À l'origine lié aux Templiers en 1200, le site fut occupé par les Chartreux à partir de 1260, puis par les Franciscains en 1504. La chapelle abrite la momie de sainte Roseline, prieure chartreuse morte en 1329, dont les yeux sont conservés dans un reliquaire du XIXe siècle.

La momie de sainte Roseline, exposée dans une châsse en cristal, est en réalité un squelette recouvert de cire vernie au XIXe siècle par un médecin italien. Ses yeux, préservés selon la tradition, attirent des pèlerinages cinq fois par an pour la guérison des enfants. Un médecin de Louis XIV aurait endommagé l'un d'eux pour prouver qu'ils n'étaient pas en verre.

Le monastère, classé monument historique en 1980, conserve des œuvres baroques comme un retable de François Brea (1541) et une Descente de croix du XVIe siècle. Après une restauration en 1969 financée par Marguerite Maeght, le site s'enrichit d'œuvres modernes : une mosaïque de Marc Chagall (1975), des vitraux de Jean Bazaine et Raoul Ubac, et des sculptures de Diego Giacometti.

L'histoire du monastère est marquée par des occupations successives : bénédictines, chartreux (1260–1420), puis franciscains (à partir de 1504). Le nom Sainte-Roseline n'apparaît qu'au XIXe siècle, bien que la chapelle soit associée à la sainte dès le XIVe siècle. Le site, propriété mixte (commune et privée), reste un lieu de culte et de patrimoine artistique.

Les bâtiments conventuels, partiellement inscrits en 1980, comprennent un cloître et des façades du XVIe et XIXe siècles. Le monastère, ouvert au public, propose des visites autour de son histoire religieuse et de ses trésors artistiques, mêlant héritage médiéval et créations contemporaines.

Liens externes