Frise chronologique
XIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
XIe siècle (≈ 1150)
Chapelle originelle du monastère de la Celle-Roubaud.
1200
Arrivée des Templiers
Arrivée des Templiers
1200 (≈ 1200)
Investissement du site par l'ordre.
1329
Mort de sainte Roseline
Mort de sainte Roseline
1329 (≈ 1329)
Décès de la prieure chartreuse.
1260–1420
Période chartreuse
Période chartreuse
1260–1420 (≈ 1340)
Occupation par les Chartreux.
1504
Prise par les Franciscains
Prise par les Franciscains
1504 (≈ 1504)
Devenir monastère Sainte-Catherine d’Alexandrie.
XIXe siècle
Transformation de la momie
Transformation de la momie
XIXe siècle (≈ 1865)
Ajout de cire vernie par un médecin italien.
1969
Restauration par Marguerite Maeght
Restauration par Marguerite Maeght
1969 (≈ 1969)
Ajout d’œuvres modernes (Chagall, Giacometti).
1980
Classement monument historique
Classement monument historique
1980 (≈ 1980)
Protection de la chapelle et des bâtiments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Sainte-Roseline (cad. B 456) : classement par arrêté du 6 février 1980 ; Façades et toitures des anciens bâtiments conventuels, y compris la galerie du cloître : inscription par arrêté du 6 février 1980
Personnages clés
| Roseline de Villeneuve - Prieure chartreuse et sainte |
Momie exposée dans la chapelle. |
| François Brea - Peintre de l'école de Nice |
Auteur du retable de 1541. |
| Marguerite Maeght - Mécène et restauratrice |
Finance la restauration en 1969. |
| Marc Chagall - Artiste moderne |
Auteur de la mosaïque *Le Repas des Anges* (1975). |
| Diego Giacometti - Sculpteur |
Crée bas-relief et lutrin pour le monastère. |
| Médecin italien (XIXe siècle) - Restaurateur de la momie |
Applique cire vernie sur les ossements. |
Origine et histoire
La chapelle Sainte-Roseline, construite au XIe siècle, est l'abbatiale de l'ancien monastère de la Celle-Roubaud, situé aux Arcs dans le Var. À l'origine lié aux Templiers en 1200, le site fut occupé par les Chartreux à partir de 1260, puis par les Franciscains en 1504. La chapelle abrite la momie de sainte Roseline, prieure chartreuse morte en 1329, dont les yeux sont conservés dans un reliquaire du XIXe siècle.
La momie de sainte Roseline, exposée dans une châsse en cristal, est en réalité un squelette recouvert de cire vernie au XIXe siècle par un médecin italien. Ses yeux, préservés selon la tradition, attirent des pèlerinages cinq fois par an pour la guérison des enfants. Un médecin de Louis XIV aurait endommagé l'un d'eux pour prouver qu'ils n'étaient pas en verre.
Le monastère, classé monument historique en 1980, conserve des œuvres baroques comme un retable de François Brea (1541) et une Descente de croix du XVIe siècle. Après une restauration en 1969 financée par Marguerite Maeght, le site s'enrichit d'œuvres modernes : une mosaïque de Marc Chagall (1975), des vitraux de Jean Bazaine et Raoul Ubac, et des sculptures de Diego Giacometti.
L'histoire du monastère est marquée par des occupations successives : bénédictines, chartreux (1260–1420), puis franciscains (à partir de 1504). Le nom Sainte-Roseline n'apparaît qu'au XIXe siècle, bien que la chapelle soit associée à la sainte dès le XIVe siècle. Le site, propriété mixte (commune et privée), reste un lieu de culte et de patrimoine artistique.
Les bâtiments conventuels, partiellement inscrits en 1980, comprennent un cloître et des façades du XVIe et XIXe siècles. Le monastère, ouvert au public, propose des visites autour de son histoire religieuse et de ses trésors artistiques, mêlant héritage médiéval et créations contemporaines.