Fondation de la commanderie Fin du XIIIe siècle (≈ 1395)
Création par les Antonins sur la voie de Compostelle.
Période médiévale (XIIIe-XVe siècles)
Apogée hospitalier
Apogée hospitalier Période médiévale (XIIIe-XVe siècles) (≈ 1550)
Accueil des pèlerins et malades par l’ordre.
12 juillet 1990
Inscription du monastère
Inscription du monastère 12 juillet 1990 (≈ 1990)
Protection des façades et toitures au titre MH.
30 novembre 1990
Inscription du moulin
Inscription du moulin 30 novembre 1990 (≈ 1990)
Classement complémentaire des bâtiments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de la partie à étage accolée au bras nord du transept de l'église et de la partie accolée au flanc sud de l'église, à l'exception de l'adjonction récente sise à l'angle sud-est du monastère (cad. AA 58) : inscription par arrêté du 12 juillet 1990 - Façades et toitures de l'ancien moulin à eau (cad. AA 25) : inscription par arrêté du 30 novembre 1990
Personnages clés
Moines Antonins - Fondateurs et gestionnaires
Ordre hospitalier créateur de la commanderie.
Ordre de Malte - Propriétaire ultérieur
Héritier du site avant la Révolution.
Origine et histoire du Monastère des Antonins et du moulin
Le monastère des Antonins de Pondaurat, situé dans le département de la Gironde, a été fondé à la fin du XIIIe siècle par les moines de l’ordre de Saint-Antoine, une communauté hospitalière et religieuse connue sous le nom d’Antonins. Cet ensemble conventuel, implanté sur la Via Lemovicensis — l’une des routes majeures du pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle — comprenait une église dédiée à saint Antoine, un monastère fortifié, un moulin et un presbytère. Ces bâtiments étaient stratégiquement placés près d’un pont péager franchissant la Bassanne, dans le cœur du village, à proximité de l’actuelle route départementale D12. L’ensemble devint par la suite propriété de l’ordre de Malte, avant d’être vendu comme bien national lors de la Révolution française.
Le moulin, élément clé de la commanderie, était une structure défensive en pierre de taille et moellon calcaire, dotée de trois meurtrières contrôlant l’accès au pont-barrage à sept arches. Fonctionnant jusqu’à la fin du XIXe siècle, il fut désaffecté dans les années 1960 avant d’être transformé en habitation privée. Le monastère, quant à lui, abrite aujourd’hui une exploitation viticole. Les façades et toitures du monastère et du moulin ont été inscrites aux Monuments Historiques respectivement les 12 juillet 1990 et 30 novembre 1990, préservant ainsi ce patrimoine lié à l’histoire hospitalière et jacquaire.
Architecturalement, le site illustre la dualité religieuse et défensive des commanderies médiévales. Les Antonins, ordre spécialisé dans le soin des malades (notamment ceux atteints du mal des ardents), y offraient hospitalité aux pèlerins tout en contrôlant un point de passage stratégique. La localisation entre Puybarban et Savignac sur la Via Lemovicensis souligne son rôle dans les échanges et la dévotion du Moyen Âge. Après la Révolution, la séparation des biens a conduit à une répartition des usages : l’église est restée propriété communale, tandis que les autres bâtiments ont été privatisés ou reconvertis.
Les sources historiques, notamment les bases Mérimée et les archives locales, confirment l’importance du site dans le patrimoine aquitain et jacquaire. Bien que partiellement remanié au fil des siècles, l’ensemble conserve des traces de son passé médiéval et hospitalier, témoignant de l’influence des ordres religieux sur les routes de pèlerinage et l’économie rurale. Aujourd’hui, le monastère et son moulin restent des marqueurs identitaires du village de Pondaurat, dans l’Entre-deux-Mers.