Frise chronologique
1863
Construction des bâtiments
Construction des bâtiments
1863 (≈ 1863)
Achat du terrain par les Dames de l’Assomption.
1866
Bénédiction de la chapelle
Bénédiction de la chapelle
1866 (≈ 1866)
Inauguration en présence de l’évêque et du maire.
1870
Hôpital militaire pendant la guerre
Hôpital militaire pendant la guerre
1870 (≈ 1870)
Pillé par les troupes prussiennes.
20 mai 1901
Incendie du couvent
Incendie du couvent
20 mai 1901 (≈ 1901)
Départ forcé des religieuses.
2 mars 1981
Classement de la chapelle
Classement de la chapelle
2 mars 1981 (≈ 1981)
Inscrite aux Monuments historiques.
2004
Transformation en archives
Transformation en archives
2004 (≈ 2004)
La chapelle devient salle d’archives.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle en totalité (cad. CP 84) : inscription par arrêté du 2 mars 1981
Personnages clés
| Mère Marie-Eugénie - Fondatrice de la congrégation |
Présente à la bénédiction de 1866. |
| M. Robert-Dehault - Maire de Saint-Dizier |
Initiateur de l’installation des religieuses. |
| Mgr Guérin - Évêque de Langres |
A béni la première pierre en 1866. |
| Hubert Fisbalq - Maître d’œuvre |
Architecte du monastère. |
Origine et histoire
Le monastère des Dames-de-l'Assomption de Saint-Dizier est un ancien couvent fondé au 3e quart du XIXe siècle sur un site dédié à l’hôpital depuis le XIIe siècle. En 1863, les Dames de l’Assomption, congrégation enseignante, achètent le terrain pour y construire un couvent et une école pour jeunes filles. La chapelle, érigée en 1866, est bénie en présence de l’évêque de Langres, Mgr Guérin, de mère Marie-Eugénie (fondatrice), et du maire Robert-Dehault. Huit élèves intègrent l’établissement dès sa première rentrée.
Pendant la guerre de 1870, le couvent sert d’hôpital militaire mais est pillé par les Prussiens. En 1901, un incendie ravage les lieux, et les religieuses quittent le site sous la pression des lois anticléricales de la Troisième République. La ville rachète le monastère en 1907 et le transforme en hôpital général à partir de 1911. Les religieuses reviennent brièvement en 1954, mais sur un autre site. La chapelle, désaffectée, voit son mobilier vendu dans les années 1990.
Classée aux Monuments historiques depuis 1981, la chapelle conserve son maître-autel en marbre, des fresques gothiques et son pavement d’origine. Ses vitraux et sa toiture sont restaurés en 2001-2002. Depuis 2004, elle abrite les archives municipales. Le site, d’une superficie de sept hectares, est aujourd’hui en cours de lotissement pour des logements et bureaux.
L’architecte Hubert Fisbalq est mentionné comme maître d’œuvre du projet. Le couvent illustre les tensions entre Église et État sous la Troisième République, ainsi que les reconversions successives du patrimoine religieux en France.