Monastère des Dames-de-l'Assomption de Saint-Dizier en Haute-Marne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Monastère

Monastère des Dames-de-l'Assomption de Saint-Dizier

  • Rue Godard-Jeanson
  • 52100 Saint-Dizier
Monastère des Dames-de-lAssomption de Saint-Dizier
Monastère des Dames-de-lAssomption de Saint-Dizier
Monastère des Dames-de-lAssomption de Saint-Dizier
Monastère des Dames-de-lAssomption de Saint-Dizier
Monastère des Dames-de-lAssomption de Saint-Dizier
Monastère des Dames-de-lAssomption de Saint-Dizier
Monastère des Dames-de-lAssomption de Saint-Dizier
Crédit photo : Aimelaime - Sous licence Creative Commons
Propriété d'un établissement public

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1800
1900
2000
XIIe siècle
Début usage hospitalier
1863
Construction des bâtiments
1866
Construction de la chapelle
1870
Utilisation comme hôpital militaire
20 mai 1901
Incendie du couvent
1907
Achat par la ville
1981
Inscription aux Monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La chapelle en totalité (cad. CP 84) : inscription par arrêté du 2 mars 1981

Personnages clés

M. Robert-Dehault Maire de Saint-Dizier ayant invité la congrégation à s'installer.
Monseigneur Guérin Évêque de Langres ayant présidé la bénédiction de la première pierre.
Mère Marie-Eugénie Religieuse présente lors de la bénédiction de la première pierre.
Abbé Didelot Prêtre présent lors de la bénédiction de la première pierre.
Mère Marie-Caroline Première supérieure du couvent.

Origine et histoire du Monastère des Dames-de-l'Assomption

L'ancien monastère des Dames de l'Assomption, situé à Saint-Dizier en Haute-Marne, est aujourd'hui intégré au centre hospitalier ; sa chapelle est inscrite aux Monuments historiques. Le site sert d'hôpital depuis le XIIe siècle et a été réutilisé dans la seconde moitié du XIXe siècle lorsque la congrégation des Dames de l'Assomption acheta le terrain pour y établir un couvent et une maison d'éducation pour jeunes filles. Les bâtiments principaux datent de 1863 et la chapelle de 1866 ; c'est à la demande du maire, M. Robert-Dehault, que la congrégation s'y installe en 1866. La bénédiction de la première pierre fut présidée par l'évêque de Langres, monseigneur Guérin, en présence de mère Marie-Eugénie, de l'abbé Didelot, du clergé et d'une importante foule ; la première supérieure fut mère Marie-Caroline et l'établissement ouvrit avec huit élèves. Pendant la guerre de 1870, le couvent fut utilisé comme hôpital militaire et pillé par les troupes prussiennes. Dans la nuit du 20 mai 1901, le couvent fut incendié et les religieuses durent partir en raison des lois anticléricales de la Troisième République. La ville acheta ensuite l'ensemble en 1907 et le rouvrit en 1911 comme hôpital général. Les religieuses revinrent en 1954, mais sur un autre site. Le mobilier de la chapelle désaffectée (orfèvrerie, chandeliers et petit mobilier) fut vendu dans les années 1990 et la chapelle devint en 2004 une salle des archives équipée de rayonnages ; le maître-autel de marbre subsiste, de même que des fresques d'inspiration gothique et le pavement. La toiture et les vitraux de l'ancienne chapelle, classée, ont été rénovés en 2001-2002. La chapelle est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 2 mars 1981. Des cartes postales témoignent de l'apparence du couvent avant et après l'incendie. Le terrain de sept hectares doit prochainement être loti pour la construction de logements, d'un immeuble de bureaux et de lotissements pavillonnaires.

Liens externes