Propriété d'une association ; propriété de la commune
35500 Vitré, 1 Rue du Rachapt
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Fondation de l'hôpital
Fondation de l'hôpital XIIe siècle (≈ 1250)
Hôpital Saint-Nicolas fondé puis déplacé en 1222.
Fin XVe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle Fin XVe siècle (≈ 1595)
Chapelle gothique flamboyant en schiste et grès.
1655
Arrivée des augustines
Arrivée des augustines 1655 (≈ 1655)
Cinq religieuses s’installent et fondent le couvent.
1675-1707
Construction du monastère
Construction du monastère 1675-1707 (≈ 1691)
Cloître et bâtiments avec combles à la Mansart.
1980
Classement monument historique
Classement monument historique 1980 (≈ 1980)
Protection de la chapelle et des bâtiments.
2021
Protection totale du site
Protection totale du site 2021 (≈ 2021)
Arrêté couvrant l’ensemble conventuel et clos.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monastère Saint-Nicolas en totalité à savoir les bâtiments conventuels en totalité, la chapelle en totalité, les bâtiments annexes en totalité, les murs de clôture et le sol d'assiette du site clos de mur. Le monastère Saint-Nicolas est situé 1 rue du Rachapt et chemin des Tertres noirs et est cadastré section AO, parcelles n° 430, 431, 577, 599, 618, 630, 666 et 667 : inscription par arrêté du 2 septembre 2021
Personnages clés
Robert de Grasménil - Chanoine et administrateur
Tombeau dans la chapelle (mort en 1500).
Origine et histoire du Monastère Saint-Nicolas
Le monastère Saint-Nicolas de Vitré trouve ses origines dans un hôpital médiéval fondé au XIIe siècle, déplacé en 1222 dans le faubourg du Rachapt, au nord-ouest de la ville close. La chapelle actuelle, construite en schiste et grès dans un style gothique flamboyant, date de la fin du XVe siècle, période faste pour Vitré. Son emplacement stratégique, près de la Vilaine et des routes vers Fougères, Saint-Malo et Rennes, en faisait un lieu clé pour les pèlerins et les voyageurs.
Au XVIIe siècle, cinq religieuses augustines hospitalières s’y installent en 1655 et édifient un couvent entre 1675 et 1707, organisé autour d’un cloître et doté de combles à la Mansart. Le site, qui abritait aussi un hôpital, fut agrandi avec des bâtiments conventuels aux XVIIe et XVIIIe siècles. La chapelle, classée monument historique en 1980, abrite depuis 1986 le musée Saint-Nicolas, dédié à l’art sacré et à l’orfèvrerie religieuse des XIXe-XXe siècles.
Le monastère conserve des éléments remarquables : un tombeau du chanoine Robert de Grasménil (mort en 1500), un tabernacle en bois doré (1710-1715), des peintures murales des XVe-XVIe siècles, et une grille en fer forgé du XVIIe siècle. Les augustines y restèrent jusqu’en 1974. L’ensemble, incluant bâtiments conventuels, chapelle et murs de clôture, a été protégé en totalité par arrêté du 2 septembre 2021.
Aujourd’hui, le site allie patrimoine religieux et culturel, avec un musée unique en France pour son fonds d’orfèvrerie. Sa localisation près du château de Vitré et des axes historiques en fait un témoignage majeur de l’architecture hospitalière et monastique bretonne, marqué par sept siècles d’évolution architecturale et sociale.