Fondation du monastère 1075 (≈ 1075)
Fondation du monastère Saint-Sauveur par l'évêque Aldebert Ier de Peyre.
1063-1146
Construction initiale
Construction initiale 1063-1146 (≈ 1105)
Édification de l'église par les moines d'Aniane.
1146
Première mention écrite
Première mention écrite 1146 (≈ 1146)
Première mention écrite de l'église Saint-Sauveur.
XVIe siècle
Ajout de la chapelle
Ajout de la chapelle XVIe siècle (≈ 1650)
Fondation d'une chapelle au début du XVIe siècle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 166) : inscription par arrêté du 24 octobre 1960
Personnages clés
Aldebert Ier de Peyre
Évêque de Mende, fondateur du monastère Saint-Sauveur.
Dédoat de Canillac
Seigneur local ayant concédé des possessions à l'église.
Pons II de Canillac
Abbé d'Aniane, impliqué dans la fondation de l'église.
Origine et histoire du Monastère Saint-Sauveur du Rozier
L'église Saint-Sauveur, située au Rozier en Lozère, est mentionnée à partir de 1146. Elle paraît avoir été édifiée entre 1063 et 1146 par les moines d'Aniane et s'inscrivait dans l'ensemble conventuel d'un prieuré dont les bâtiments attenants subsistent encore. Le monastère Saint-Sauveur du Rozier, de tradition bénédictine, a été fondé en 1075 par l'évêque de Mende Aldebert Ier de Peyre dans le village d'Entraygues ; le village prit ensuite le nom de Rosier, devenu Rozier à la Révolution, en référence aux roses plantées par les moines. L'évêque avait placé la fondation sous la protection des bénédictins d'Aniane ; des seigneurs locaux, notamment Dédoat de Canillac par l'intermédiaire de Pons II de Canillac, abbé d'Aniane, ainsi que les seigneurs de Mostuéjouls, lui ont concédé des possessions et l'église conventuelle. Il ne reste aujourd'hui du monastère que l'église, devenue église paroissiale et inscrite au titre des Monuments historiques en 1960 ; elle fait désormais partie de la paroisse Saint-Frézal du diocèse de Mende. L'édifice repose sur un plan à trois nefs, avec un chevet très allongé de caractère monastique composé d'un sanctuaire polygonal et d'absidioles. L'abside et les absidioles sont ornées d'arcatures ; le chevet présente cinq pans décorés intérieurement d'arcatures portées par des colonnettes. La nef centrale se termine à l'est par des absidioles hémicylindriques voûtées en cul-de-four, et le sanctuaire polygonal est relié à la nef par un court rappel de chœur. Du côté nord, la première travée du collatéral conserve les traces d'une grande porte en arc brisé, et deux massifs de maçonnerie séparent le sanctuaire des absidioles. Le clocher, accolé extérieurement à l'édifice, se situe à l'ouest du mur du fond, contre l'angle nord ; une chapelle y a été fondée au début du XVIe siècle. Des références et portails en ligne — portant sur le monachisme, la Lozère et le Gévaudan, l'architecture chrétienne et les monuments historiques — complètent la documentation sur ce lieu.