Fondation du monastère 1075 (≈ 1075)
Par Aldebert Ier de Peyre, évêque de Mende.
1063–1146
Construction de l’église
Construction de l’église 1063–1146 (≈ 1105)
Par les moines d’Aniane, plan à trois nefs.
Début XVIe siècle
Chapelle sous le clocher
Chapelle sous le clocher Début XVIe siècle (≈ 1604)
Fondation d’une chapelle au XVIe siècle.
1960
Classement Monument historique
Classement Monument historique 1960 (≈ 1960)
Inscription de l’église par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 166) : inscription par arrêté du 24 octobre 1960
Personnages clés
Aldebert Ier de Peyre - Évêque de Mende
Fonda le monastère en 1075.
Dédoat de Canillac - Coseigneur du Rozier
Dona l’église conventuelle au monastère.
Pons II de Canillac - Abbé d’Aniane
Intermédiaire pour les dons seigneuriaux.
Origine et histoire
Le monastère Saint-Sauveur du Rozier fut fondé en 1075 par Aldebert Ier de Peyre, évêque de Mende, dans le village d’Entraygues, rebaptisé Le Rozier en raison des roses plantées par les moines. Placée sous la protection des bénédictins de l’abbaye d’Aniane, cette fondation monastique bénéficia rapidement de dons, notamment ceux des coseigneurs du Rozier comme Dédoat de Canillac et Pons II de Canillac, abbé d’Aniane, ainsi que des seigneurs de Mostuéjouls, qui cédèrent terres et droits.
L’église actuelle, mentionnée dès 1146, fut édifiée entre 1063 et 1146 par les moines d’Aniane selon un plan à trois nefs, avec un chevet orné d’arcatures et des absidioles voûtées en cul-de-four. Un clocher extérieur fut ajouté, et une chapelle fondée au début du XVIe siècle sous sa base. Le monastère disparut progressivement, laissant l’église devenir paroissiale au sein de la paroisse Saint-Frézal, diocèse de Mende. Son architecture allongée, typique des édifices monastiques, et ses cinq pans de chevet décorés d’arcatures témoignent encore de son passé bénédictin.
Classée Monument historique en 1960, l’église Saint-Sauveur est aujourd’hui la propriété de la commune du Rozier (Lozère). Elle conserve des traces médiévales, comme une porte en arc brisé dans le collatéral nord, et des massifs de maçonnerie séparant le sanctuaire des absidioles. Son histoire reflète les liens entre pouvoir épiscopal, noblesse locale et ordre bénédictin en Gévaudan au Moyen Âge.
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