Frise chronologique
13 à 7 millions d’années
Période volcanique du Velay oriental
Période volcanique du Velay oriental
13 à 7 millions d’années (≈ 10)
Activité liée à l’orogenèse alpine.
8 millions d’années
Formation du dôme phonolitique
Formation du dôme phonolitique
8 millions d’années (≈ 500)
Extrusion de lave visqueuse, volcanisme péléen.
1933
Classement du site
Classement du site
1933 (≈ 1933)
Protection officielle du mont Gerbier-de-Jonc.
2016-2017
Réaménagement du site
Réaménagement du site
2016-2017 (≈ 2017)
4,5 M€ investis, ouverture de la maison du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Origine et histoire
Le mont Gerbier-de-Jonc est un dôme phonolitique formé il y a 8 millions d’années par une extrusion de lave visqueuse, typique du volcanisme péléen. Situé dans les monts du Vivarais (Massif central), il fait partie du massif du Mézenc et marque la ligne de partage des eaux entre Atlantique et Méditerranée. Son nom, d’origine pré-celtique mal comprise, a été recomposé en « Gerbier de Jonc », bien qu’il n’ait aucun lien avec des joncs ou des gerbiers. Le sommet, prismé et érodé par les glaciations, est entouré d’éboulis issus de la fragmentation de sa phonolite riche en cristaux de sanidine et d’augite.
Les eaux pluviales s’infiltrent dans ses prismations et traversent les basaltes fissurés avant d’alimenter une nappe phréatique dans une arène granitique. Cette nappe donne naissance aux trois sources de la Loire, le plus long fleuve de France, situées à son pied. Ces sources, dont l’appellation est parfois disputée, font du Gerbier-de-Jonc un lieu symbolique, célébré chaque année lors du « cercle des trois sources », réunissant des représentants de villages où naissent d’autres grands fleuves européens, comme le Danube.
Classé site naturel depuis 1933 et zone ZNIEFF de type I (280 hectares), le mont abrite des espèces protégées et attire plus de 400 000 visiteurs annuels, principalement locaux. Son ascension gratuite (30 minutes) et ses aménagements récents, comme la maison du site ouverte en 2017 (ancien chalet-hôtel transformé), en font le deuxième site touristique de l’Ardèche. Le département a investi 4,5 millions d’euros en 2016 pour préserver ce patrimoine, tout en valorisant des traditions locales comme le « bœuf fin gras du Mézenc » (AOC), célébré chaque lundi de Pâques.
Le Gerbier-de-Jonc est aussi un lieu de passage pour des événements sportifs, comme l’Ardéchoise, une cyclosportive dont le parcours « La Volcanique » (176 km) franchit le col adjacent (1 417 m) chaque juin. Son histoire géologique, liée à l’orogenèse alpine et aux fracturations du socle hercynien, en fait un témoin des anciennes activités volcaniques du Velay oriental, entre 13 et 7 millions d’années. Aujourd’hui, il incarne à la fois un patrimoine naturel, culturel et touristique majeur en Auvergne-Rhône-Alpes.
Son nom scientifique, suc, désigne dans la région des reliefs volcaniques aux formes caractéristiques. Le site, géré par le département de l’Ardèche, illustre aussi les enjeux de préservation des espaces naturels sensibles, avec une faune et une flore remarquables, protégées depuis près d’un siècle.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Ouverture : Conditions de visites sur le site officiel ci-dessus