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Montée de la Grande-Côte à Lyon à Lyon 1er dans le Rhône

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Montée de la Grande-Côte à Lyon

    Place des Terreaux
    69001 Lyon 1er
Montée de la Grande-Côte à Lyon
Montée de la Grande-Côte à Lyon
Montée de la Grande-Côte à Lyon

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
XVIe siècle
Urbanisation précoce
1788
705 métiers à tisser
1831
Révolte des canuts
1835
Première coopérative française
1895
Essai de la *Pantoufle* de Berliet
1971-1999
Rénovations et création du jardin
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Michel Derrion - Coopérateur Fonda la première coopérative en 1835.
Joseph Reynier - Coopérateur Cofondateur du *Commerce véridique et social*.
Marius Berliet - Industriel automobile Testa sa *Pantoufle* en 1895.

Origine et histoire

La montée de la Grande-Côte, située dans le quartier des pentes de la Croix-Rousse à Lyon 1er, doit son nom à sa forte dénivellation. Longue de 400 mètres, elle part de la place des Capucins pour rejoindre l’esplanade Fernand-Rude, traversant le jardin de la Grande Côte. Son odonymie médiévale reflète sa topographie, avec des variantes orthographiques comme Grand'Cote attestées au fil des siècles.

À l’époque médiévale, ce chemin de campagne était bordé de vignes et de terrains agricoles. Dès le XVIe siècle, il devient un axe urbain majeur, reliant la Presqu’île à la porte Saint-Sébastien (ou de la Croix-Rousse). Des immeubles à fenêtres à meneaux, datant de cette période, témoignent d’une urbanisation précoce, bien avant celle du reste de la colline au XVIIIe siècle. La voie abritait déjà des Canuts, avec 705 métiers à tisser recensés en 1788.

La montée joue un rôle clé lors de la Révolte des canuts en 1831, servant de passage aux ouvriers descendant vers le quartier des négociants (Condition des soies). Entre 1854 et 1930, la rue des Pierres Plantées y est intégrée. Au XXe siècle, des rénovations controversées (à partir de 1971) transforment son tissu urbain, aboutissant en 1999 à la création du jardin de la Grande Côte et de l’esplanade Fernand-Rude, offrant un panorama sur Lyon.

Le n°95 abrite une plaque commémorant la première coopérative française de consommation, Le commerce véridique et social, fondée en 1835 par Michel Derrion et Joseph Reynier. En 1895, Marius Berliet y teste sa première automobile, la Pantoufle, qui finit sa course dans une vitrine de charcutier. La montée conserve aussi des traboules emblématiques, comme celle du n°9-13 (1986), offrant une vue sur Fourvière, ou des fenêtres à meneaux du XIIIe siècle (n°100).

Parmi les particularités architecturales, on note des traboules montantes à détours (n°59, 69), des maisons anciennes à escaliers en vis, et des traces de patrimoine religieux, comme une niche abritant autrefois une statue de la Vierge (disparue au début du XXe siècle). La partie entre les rues des Tables Claudiennes et Burdeau a conservé sa largeur d’origine, rappelant son tracé historique.

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