Projet initial années 1880 (≈ 1880)
Idée du monument et choix de l’emplacement.
1942
Destruction partielle
Destruction partielle 1942 (≈ 1942)
Fonte de la statue, tête sauvée.
1948
Reconstruction et inauguration
Reconstruction et inauguration 1948 (≈ 1948)
Statue reconstituée d’après la maquette.
23 juillet 2009
Protection officielle
Protection officielle 23 juillet 2009 (≈ 2009)
Inscription en totalité comme monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument en totalité (cad. AB domaine public, non cadastré) : inscription par arrêté du 23 juillet 2009
Personnages clés
Frédéric Mistral - Poète provençal
Hommage central du monument.
Théodore Rivière - Sculpteur
Auteur principal de la statue.
Claude Férigoule - Sculpteur
Collaborateur du projet initial.
Mugnani - Ferrailleur marseillais
Sauve la tête en 1942.
Origine et histoire du monument à Frédéric Mistral
L’idée d’élever un monument en l’honneur de Frédéric Mistral émerge dès les années 1880. Le poète lui-même participe au choix de l’emplacement et collabore avec les sculpteurs Théodore Rivière et Claude Férigoule pour sa réalisation. Ce projet s’inscrit dans une volonté de célébrer la culture provençale, dont Mistral fut un ambassadeur majeur grâce à son œuvre littéraire et son engagement pour la langue d’oc.
En 1942, sous l’Occupation, la statue en bronze est fondue sur ordre du ministère de la Production industrielle, dans le cadre des réquisitions de métaux. Seul la tête, découpée et sauvée par le ferrailleur marseillais Mugnani, échappe à la destruction. Cette disparition symbolise les pertes patrimoniales subies pendant la Seconde Guerre mondiale, touchant même les monuments civils.
La reconstruction du monument s’appuie sur la maquette originale conservée. La nouvelle statue, fidèle à l’esprit du projet initial, est inaugurée en 1948 sur la place du Forum à Arles. Ce lieu, cœur historique de la ville antique, renforce le lien entre Mistral, figure de la Renaissance d’oc, et le patrimoine arlésien. Le monument est aujourd’hui protégé en totalité par un arrêté de 2009, témoignant de sa valeur symbolique et artistique.
Les sculpteurs Théodore Rivière et Claude Férigoule, bien que moins connus que Mistral, jouent un rôle clé dans la matérialisation de cet hommage. Leur travail, marqué par un style réaliste et régionaliste, s’inscrit dans la tradition des monuments commémoratifs du début du XXe siècle, où l’art sert à perpétuer la mémoire des grandes figures locales.