Création de la statue 1804 (≈ 1804)
La statue de Jeanne d'Arc est réalisée par Edme-François-Étienne Gois.
1856
Déplacement sur le pont
Déplacement sur le pont 1856 (≈ 1856)
La statue est installée à la tête du pont George-V.
1956
Nouveau déplacement
Nouveau déplacement 1956 (≈ 1956)
La statue est déplacée sur le quai du Fort-des-Tourelles.
2013
Installation actuelle
Installation actuelle 2013 (≈ 2013)
La statue est transférée dans le square de La Pucelle.
2017
Classement historique
Classement historique 2017 (≈ 2017)
La statue est classée monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument en pied à Jeanne d'Arc, situé dans le square de la rue des Tourelles, avec son socle rapporté en granit rose et ses reliefs d'origine déposés en 1993, conservés actuellement au musée historique et archéologique de l'Orléanais et remplacés par des moulages en résine, tel qu'il est délimité en rouge sur le plan annexé à l'arrêté (CW 94) : inscription par arrêté du 20 novembre 2017
Personnages clés
Jeanne d'Arc
Figure centrale représentée par la statue.
Edme-François-Étienne Gois
Sculpteur de la statue de Jeanne d'Arc.
Philippe de Champaigne
Peintre ayant inspiré la statue par un tableau perdu.
Origine et histoire
Ce monument constitue le premier grand hommage public rendu à Jeanne d'Arc dans la région Centre et représente la Pucelle à Orléans sous les traits d'une Jeanne guerrière. La statue, datée du XIXe siècle, a été réalisée par Edme-François-Étienne Gois. Elle a d'abord été installée sur la place du Martroi (1804–1855), puis placée à la tête du pont George-V sur la rive gauche de la Loire, où elle est restée jusqu'au milieu du XXe siècle. Des sources précisent qu'elle se trouvait en tête sud du pont en 1856 et qu'elle fut déplacée d'environ 60 mètres en amont à l'emplacement de l'ancien pont des Tourelles en 1956. Par la suite, elle a été installée sur le quai du Fort-des-Tourelles jusqu'en 2013, année de son transfert dans le square de La Pucelle sur la rive gauche. La statue a été commandée et exécutée au cours du Premier Empire. Classée monument historique en 2017 avec cinq autres statues d'Orléans, son inscription a fait l'objet d'un arrêté publié au Journal officiel en mai 2018. Inspiré par un tableau perdu de Philippe de Champaigne, connu par des gravures, et par le portrait dit des échevins, Gois a conçu une Jeanne d'Arc en pied, militarisée. Elle porte un béret orné d'un panache de plumes et une cuirasse ; sa pose est dynamique, exaltée, et elle foule au pied un bouclier anglais tout en étreignant une bannière proche du drapeau bleu-blanc-rouge. La statue mesure 2,60 m sur un socle de 2,90 m, proportions qui ont déçu une partie des Orléanais. Vue en pied, elle présente une robe flottante, esthétique singulière pour la période néo-classique ; en plan rapproché, le chapeau est orné d'un panache. Les sources iconographiques comprennent le portrait dit des échevins (vers 1580), une gravure de 1690 d'après le tableau perdu de Champaigne, une gravure romantique peut‑être inspirée par la statue, le dessin préparatoire de Gois (1803) et la statue réalisée en 1804.