Première installation 1804 (≈ 1804)
Place du Martroi à Orléans
1855
Premier déplacement
Premier déplacement 1855 (≈ 1855)
Tête du pont George-V
1955
Deuxième déplacement
Deuxième déplacement 1955 (≈ 1955)
Quai du Fort-des-Tourelles
2013
Installation actuelle
Installation actuelle 2013 (≈ 2013)
Square de La Pucelle
2017
Classement historique
Classement historique 2017 (≈ 2017)
Monument historique avec cinq autres statues
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument en pied à Jeanne d'Arc, situé dans le square de la rue des Tourelles, avec son socle rapporté en granit rose et ses reliefs d'origine déposés en 1993, conservés actuellement au musée historique et archéologique de l'Orléanais et remplacés par des moulages en résine, tel qu'il est délimité en rouge sur le plan annexé à l'arrêté (CW 94) : inscription par arrêté du 20 novembre 2017
Personnages clés
Edme-François-Étienne Gois - Sculpteur
Auteur de la statue (XIXe)
Philippe de Champaigne - Peintre inspirateur
Tableau disparu (modèle iconographique)
Jeanne d'Arc - Figure représentée
Héroïne nationale symbolisée
Origine et histoire
La statue Jeanne d'Arc guerrière, sculptée par Edme-François-Étienne Gois au début du XIXe siècle, est le premier grand hommage statuaire public rendu à la Pucelle dans la région Centre-Val de Loire. Commandée sous le Premier Empire, elle incarne une vision militarisée de l’héroïne, inspirée d’un tableau disparu de Philippe de Champaigne. Initialement installée place du Martroi (1804-1855), elle fut déplacée à plusieurs reprises : tête du pont George-V (1855-1955), quai du Fort-des-Tourelles (1955-2013), puis enfin dans le square de La Pucelle en 2013.
La statue, haute de 2,60 mètres sur un socle de granit rose, déçoit les Orléanais par sa taille modeste malgré sa pose dynamique, foulant un bouclier anglais et brandissant une bannière proche du drapeau tricolore. Classée monument historique en 2017 avec cinq autres statues orléanaises, elle conserve ses reliefs originaux (désormais moulés en résine) au musée historique et archéologique de l’Orléanais. Son socle et ses éléments décoratifs témoignent des évolutions techniques et symboliques de la commémoration de Jeanne d’Arc.
L’œuvre reflète les tensions entre représentation locale et ambition nationale, tout en illustrant les déplacements urbains liés à l’aménagement d’Orléans. Son classement tardif (2017) souligne sa valeur patrimoniale, malgré des critiques initiales sur son échelle. La statue reste un symbole fort de la mémoire orléanaise, ancrée dans un square dédié à la Pucelle, sur les bords de Loire.