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Monument à la gloire de la Résistance à Toulouse en Haute-Garonne

Monument à la gloire de la Résistance

    6 Allée Serge Ravanel
    31400 Toulouse
Propriété de la commune
Monument à la gloire de la Résistance
Monument à la gloire de la Résistance
Monument à la gloire de la Résistance
Monument à la gloire de la Résistance
Monument à la gloire de la Résistance
Monument à la gloire de la Résistance
Monument à la gloire de la Résistance
Monument à la gloire de la Résistance
Monument à la gloire de la Résistance
Monument à la gloire de la Résistance

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
19 août 1944
Libération de Toulouse
1965
Concours de conception
19 août 1971
Inauguration
22 août 2016
Inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

En totalité le monument à la gloire de la Résistance, avec le parvis et la sculpture de Pierre Debeaux, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l'arrêté (non cadastré) : inscription par arrêté du 22 août 2016

Personnages clés

Louis Bazerque - Maire de Toulouse Initiateur du concours en 1965.
Pierre Baudis - Maire de Toulouse Inaugure le monument en 1971.
Pierre Debeaux - Architecte et sculpteur Auteur du *Signal* autoportant.
Xavier Darasse - Compositeur Crée la bande-son du monument.
Roger Tassera - Ingénieur Collabore à la structure technique.

Origine et histoire

Le Monument à la gloire de la Résistance de Toulouse naît d’un concours lancé en 1965 par le maire Louis Bazerque, souhaitant une « œuvre d’art totale » pour commémorer la Libération. Conçu par l’Atelier des Architectes associés (Pierre Viatgé, Michel Bescos, Alex Labat, Pierre Debeaux), il intègre des contributions pluridisciplinaires : l’ingénieur Roger Tassera pour la structure, le compositeur Xavier Darasse pour la musique, et des vidéastes comme Hubert Benita. Inauguré le 19 août 1971 par le maire Pierre Baudis, il marque le 27e anniversaire de la Libération de Toulouse. Le monument, semi-enterré sous un tumulus, propose un parcours symbolique à travers trois cryptes dédiées aux Déportés, Torturés et Fusillés, avec des projections audiovisuelles.

Implanté à l’extrémité sud de l’allée Frédéric-Mistral, face à l’ancien siège de la Gestapo, le monument se structure autour d’un Signal : une sculpture autoportante de Pierre Debeaux composée de quatre mâts métalliques symbolisant l’Égalité, la Fraternité, la Résistance et la Liberté. Le parcours se termine par le couloir de l’Espoir, menant vers la lumière dans le jardin des Plantes. Un phénomène solaire, désormais impossible en raison de la rotation terrestre, éclairait autrefois une plaque commémorative le 19 août à 11h, rappelant la date clé de 1944. Le site, propriété de la ville, est inscrit aux monuments historiques depuis le 22 août 2016.

Le monument associe béton brut, galets et végétalisation pour créer une expérience sensorielle et mémorielle. Les cryptes, organisées en cercle, descendent progressivement vers un couloir menant à la sortie, tandis que des images projetées sur les murs racontent l’histoire de la Résistance. Le tumulus, colline artificielle engazonnée, abrite aussi un système audiovisuel conçu dès l’origine, bien que les technologies aient évolué depuis 1971. Le Signal, entouré de rosiers, incarne l’équilibre précaire entre oppression et liberté, thème central du mémorial.

Classé parmi les édifices labellisés Patrimoine du XXe siècle en Haute-Garonne, le monument s’inscrit dans un réseau commémoratif local, incluant le Musée départemental de la Résistance et de la Déportation. Son adresse officielle, 6 allées Frédéric-Mistral, le place au cœur d’un quartier marqué par l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. La précision de sa localisation est estimée médiocre (niveau 5/10), selon les données disponibles, en raison de variations entre les sources (code INSEE 31555 pour Toulouse).

Liens externes