Frise chronologique
1891
Décision de construction
Décision de construction
1891 (≈ 1891)
Projet lancé par des anciens combattants.
1er octobre 1899
Inauguration officielle
Inauguration officielle
1er octobre 1899 (≈ 1899)
En présence d'Alexandre Millerand.
4e quart XIXe siècle
Période de construction
Période de construction
4e quart XIXe siècle (≈ 1987)
1895-1899 pour les travaux.
11 mai 2001
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
11 mai 2001 (≈ 2001)
Protection patrimoniale nationale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument en totalité (cad. EI, non cadastré, domaine public) : inscription par arrêté du 11 mai 2001
Personnages clés
| Adolphe-Martial Thabard - Sculpteur |
Auteur du monument, natif de Limoges. |
| Antoine Durenne - Fondeur |
Ateliers ayant réalisé la fonte. |
| Alexandre Millerand - Ministre présent à l'inauguration |
Représentant l'État en 1899. |
Origine et histoire
Le Monument à la mémoire des Enfants de la Haute-Vienne morts pour la défense de la Patrie en 1870-1871 est un mémorial dédié aux 903 soldats du département tombés pendant la guerre franco-allemande. Situé à Limoges, sur le cours Jourdan, il se distingue comme l’un des rares monuments de cette envergure consacrés à ce conflit. L’initiative émane d’une association d’anciens combattants limougeauds en 1891, aboutissant à une commande officielle au sculpteur Adolphe-Martial Thabard en 1892, natif de la ville et déjà auteur d’autres œuvres locales et parisiennes.
Le projet définitif, choisi parmi quatre maquettes en avril 1894, représente une allégorie de la Haute-Vienne entourée de cinq figures : un officier, un franc-tireur, un clairon de la Garde nationale mobile, et un fantassin. La fonte des bronzes est réalisée par les ateliers Antoine Durenne, et les travaux débutent en mai 1895. L’inauguration a lieu le 1er octobre 1899 en présence d’Alexandre Millerand, alors ministre du Commerce et de l’Industrie. Le monument, caractérisé par son réalisme, est inscrit aux monuments historiques depuis le 11 mai 2001.
L’œuvre combine une structure en granit et des sculptures en bronze, avec une inscription commémorative gravée sur le piédestal : « À la mémoire des enfants de la Haute-Vienne morts pour la défense de la Patrie en 1870-1871 ». Sa localisation initiale, en retrait de la place Jourdan, et son iconographie reflètent à la fois l’hommage aux victimes et l’identité locale. Aujourd’hui, il reste un témoignage majeur de la mémoire collective liée à ce conflit souvent éclipsé par les guerres mondiales.