Décision de construction 1891 (≈ 1891)
Une association d'anciens combattants décide de la réalisation du monument.
1892
Commande à Thabard
Commande à Thabard 1892 (≈ 1892)
Le sculpteur Adolphe-Martial Thabard est choisi pour réaliser le monument.
25 mai 1895
Début des travaux
Début des travaux 25 mai 1895 (≈ 1895)
Début du chantier du monument.
1er octobre 1899
Inauguration du monument
Inauguration du monument 1er octobre 1899 (≈ 1899)
Inauguration en présence d'Alexandre Millerand.
11 mai 2001
Inscription monument historique
Inscription monument historique 11 mai 2001 (≈ 2001)
Le monument est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument en totalité (cad. EI, non cadastré, domaine public) : inscription par arrêté du 11 mai 2001
Personnages clés
Adolphe-Martial Thabard
Sculpteur natif de Limoges, auteur du monument.
Antoine Durenne
Fondeur ayant exécuté la fonte des sculptures.
Alexandre Millerand
Présent à l'inauguration du monument en 1899.
Origine et histoire du Monument à la mémoire des Enfants
Le Monument à la mémoire des Enfants de la Haute-Vienne morts pour la défense de la Patrie en 1870-1871 se dresse à Limoges, en léger retrait de la place Jourdan. Sa réalisation a été décidée vers 1891 par une association d'anciens combattants de la région. En janvier 1892, le parti général fut fixé : un groupe sculpté comportant au moins trois figures de bronze, et la commande fut confiée au sculpteur Adolphe‑Martial Thabard, natif de Limoges et auteur d'œuvres dans la ville et à Paris. Parmi quatre maquettes présentées, Thabard définit le projet final en avril 1894. Le chantier débuta le 25 mai 1895 et la fonte fut exécutée par les ateliers d'Antoine Durenne. L'inauguration eut lieu le 1er octobre 1899 en présence d'Alexandre Millerand. Le monument a été inscrit au titre des monuments historiques le 11 mai 2001.
L'ensemble repose sur une structure en granit composée de deux socles et d'un obélisque devant lequel sont disposés cinq personnages. Au centre, une femme personnifie la Haute‑Vienne ; à gauche se tiennent un officier et un franc‑tireur agenouillé ; à droite figurent un clairon des Mobiles mourant et un fantassin de ligne. Le traitement réaliste de ces figures caractérise l'œuvre. Le piédestal porte l'inscription « À la mémoire des enfants de la Haute‑Vienne morts pour la défense de la Patrie en 1870‑1871 » et le monument évoque 903 noms de soldats haut‑viennois tombés pendant le conflit. Il constitue l'un des rares exemples de monuments de cette ampleur consacrés à la guerre de 1870‑1871.