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Monument à la Résistance du plateau des Glières

Monument à la Résistance du plateau des Glières

    Route Sans Nom
    74570 Glières-Val-de-Borne
Propriété du département
Monument à la Résistance du plateau des Glières
Monument à la Résistance du plateau des Glières
Monument à la Résistance du plateau des Glières
Monument à la Résistance du plateau des Glières
Monument à la Résistance du plateau des Glières
Monument à la Résistance du plateau des Glières
Monument à la Résistance du plateau des Glières
Monument à la Résistance du plateau des Glières
Monument à la Résistance du plateau des Glières
Crédit photo : Yann Forget - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
janvier-août 1944
Combats du maquis des Glières
19 août 1944
Libération de la Haute-Savoie
2 août 1972
Plans techniques validés
1er juin - 30 août 1973
Chantier de construction
2 septembre 1973
Inauguration par Malraux
10 mars 2003
Label Patrimoine du XXe siècle
27 mai 2020
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

En totalité, le monument à la Résistance du plateau des Glières, situé au lieu-dit Le Gérat, ainsi que les parcelles sur lesquelles il se trouve : les parcelles n°93 et n°94, figurant au cadastre section E : inscription par arrêté du 27 mai 2020

Personnages clés

Émile Gilioli - Sculpteur et concepteur Auteur du monument, disciple de Brancusi.
André Malraux - Ancien ministre et écrivain A prononcé le discours d’inauguration.
Étienne Schoendoerffer - Ingénieur des Arts et Métiers Responsable des solutions techniques en béton.
Comte Jean-François de Roussy de Sales - Propriétaire terrien A offert le terrain pour le monument.
Bernard Dorival - Historien d’art Membre du jury du concours artistique.
Hans Hartung - Peintre abstrait Membre du jury du concours artistique.

Origine et histoire

Le monument national à la Résistance du plateau des Glières est une sculpture monumentale en béton armé, conçue par Émile Gilioli et inaugurée le 2 septembre 1973. Située à 1 440 m d’altitude sur la commune de Glières-Val-de-Borne (anciennement Petit-Bornand-les-Glières), elle commémore les combats du maquis des Glières entre janvier et août 1944, où 460 résistants affrontèrent la Wehrmacht et la Milice. L’œuvre, un « V » de 20 mètres de long surmonté d’un disque solaire déséquilibré, symbolise à la fois la victoire, son coût, et la fragilité de la liberté. À l’intérieur, la devise « Vivre libre ou mourir », des textes gravés et une statue de Jeanne d’Arc par Gilioli rappellent l’engagement des maquisards.

La construction, lancée en 1971 à l’initiative de l’Association des rescapés des Glières, fut un défi technique relevé par l’ingénieur Étienne Schoendoerffer et l’entreprise locale Barrachin. Le chantier, perturbé par une chute de neige en juin 1973, s’acheva en août. Le monument, en béton clair marqué par les veines du coffrage en bois, pèse 385 tonnes. Son disque solaire de 65 tonnes, suspendu à 2 cm au-dessus du « V », illustre la maîtrise artistique et ingénieriale de l’équipe. André Malraux, lors de l’inauguration, salua « le grand oiseau blanc de Gilioli », soulignant son aile d’espoir et son aile « amputée de combat ».

Classé monument historique depuis le 27 mai 2020 et labellisé « Patrimoine du XXe siècle » en 2003, le site inclut un espace mémoire et un circuit pédagogique. Le plateau des Glières, libéré par la Résistance dès le 19 août 1944, devint un symbole national. Gilioli, disciple de Brancusi et sculpteur engagé, y a synthétisé son art abstrait et son hommage aux combattants. Le monument, propriété du département de Haute-Savoie, reste un lieu de recueillement et de transmission de la mémoire résistante.

Liens externes