Inauguration du monument 1851 (≈ 1851)
Statue érigée place des Épars par Préault.
2017
Déplacement et inscription
Déplacement et inscription 2017 (≈ 2017)
Réaménagement place des Épars, inscription MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument à Marceau dit « Colonne Marceau » formé de la colonne et de son piédestal, le tout situé place Marceau tel que représenté en rouge sur le plan joint à l'arrêté (domaine public non cadastré) : inscription par arrêté du 23 mars 2017
Personnages clés
François Séverin Marceau - Général révolutionnaire
Hommage par la statue, natif de Chartres.
Auguste Préault - Sculpteur
Auteur de la statue en bronze.
Jean-Baptiste Antoine Lassus - Architecte
Concepteur du socle original.
Origine et histoire
Le monument à Marceau, érigé en 1851 à Chartres sur la place des Épars, est une statue en bronze de 3 mètres de haut réalisée par le sculpteur Auguste Préault. Elle rend hommage au général François Séverin Marceau, né dans cette ville en 1769 et mort en 1796 en Allemagne. Le socle, conçu par l'architecte Jean-Baptiste Antoine Lassus, complétait initialement l'ensemble, placé au centre de la place. Ce monument fut la première réalisation publique de Préault, soutenue par une mobilisation des élites parisiennes et libérales en faveur de ce héros révolutionnaire.
En 2017, lors du réaménagement de la place des Épars, la statue fut déplacée vers le débouché de la rue du Grand-Faubourg. Le socle du piédestal fut supprimé, abaissant ainsi la statue, et le monument fut inscrit au titre des monuments historiques la même année. Une particularité notable est que le piédestal renferme une cavité contenant une partie des cendres du général Marceau, soulignant le caractère commémoratif et symbolique de l'œuvre.
Le monument, propriété de la commune de Chartres, est aujourd'hui protégé pour son importance historique et artistique. Les deux inscriptions présentes sur le piédestal rappellent son lien avec la mémoire locale et nationale. L'œuvre incarne à la fois l'hommage à un enfant de la ville et le témoignage des luttes révolutionnaires, tout en illustrant l'évolution urbaine de Chartres au fil des siècles.