Frise chronologique
1853
Lancement de la souscription
Lancement de la souscription
1853 (≈ 1853)
Début du financement départemental pour le monument.
15 août 1865
Inauguration solennelle
Inauguration solennelle
15 août 1865 (≈ 1865)
Présence du maréchal Vaillant et du maire Verdrel.
1935
Nettoyage de la statue
Nettoyage de la statue
1935 (≈ 1935)
Première intervention documentée sur le bronze.
2 juillet 2020
Démontage pour restauration
Démontage pour restauration
2 juillet 2020 (≈ 2020)
Fissure détectée dans le pied du cheval.
28 juillet 2022
Remise en place après restauration
Remise en place après restauration
28 juillet 2022 (≈ 2022)
Retour controversé sur son piédestal.
décembre 2023
Classement monument historique
Classement monument historique
décembre 2023 (≈ 2023)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La statue équestre de Napoléon Ier, avec son socle, située place du Général-de-Gaulle, sur le domaine public non cadastré, telle que figurée en rouge sur le plan annexé au présent arrêté : classement par arrêté du 19 décembre 2023
Personnages clés
| Vital Gabriel Dubray - Sculpteur |
Auteur de la statue équestre en bronze. |
| Louis-François Desmarest - Architecte |
Concepteur du piédestal en granite. |
| Charles Verdrel - Maire de Rouen (1865) |
Inaugure le monument et défend son héritage. |
| Nicolas Mayer-Rossignol - Maire de Rouen (2020-2022) |
Lance la consultation sur son remplacement. |
| Victor Thiébaut - Fondeur parisien |
Réalise la statue et les bronzes décoratifs. |
| Thierry Lentz - Historien, Fondation Napoléon |
Défend la préservation du monument en 2020. |
Origine et histoire
Le Monument à Napoléon Ier est une statue équestre en bronze réalisée par le sculpteur Vital Gabriel Dubray, installée place du Général-de-Gaulle à Rouen. Commandée après une souscription départementale lancée en 1853, elle représente l’empereur sur un cheval cabré, tourné vers la cathédrale. Le bronze provient de canons d’Austerlitz, fondus pour créer les balanciers de l’hôtel de la Monnaie. Le piédestal, conçu par l’architecte Louis-François Desmarest, arbore des panneaux de marbre griotte gravés des institutions impériales (« Empire français », « Code Napoléon », « Concordat », « Légion d’honneur ») et un bas-relief commémorant la visite de Bonaparte à une manufacture rouennaise en 1802.
Inauguré le 15 août 1865 en présence du maréchal Vaillant et du maire Charles Verdrel, le monument symbolise la reconnaissance de Rouen envers Napoléon, considéré comme un bienfaiteur de son industrie textile. Verdrel déclare alors que la ville honore « une ère nouvelle » ouverte par son règne. La statue, fondue par Victor Thiébaut, échappe à la réquisition des métaux sous l’Occupation. En 2020, une fissure dans le pied du cheval entraîne son démontage pour restauration à Saint-Rémy-lès-Chevreuse, révélant une boîte métallique cachée dans le socle depuis 1865, contenant des documents historiques.
Le monument a fait l’objet de débats récents : en 2020, le maire Nicolas Mayer-Rossignol propose de le remplacer par une œuvre dédiée à Gisèle Halimi, suscitant des controverses. Une consultation civique en 2021 voit 68 % des votants soutenir son retour, effectif le 28 juillet 2022 sous les acclamations d’un public brandissant drapeaux normands et français. Classé aux monuments historiques en décembre 2023, il incarne aujourd’hui les tensions mémorielles entre héritage napoléonien et représentation des femmes dans l’espace public.