Construction du monument octobre 1914 - juin 1916 (≈ 1915)
Période d'accalmie sur le front de la Somme.
3 juillet 1916
Reconquête française
Reconquête française 3 juillet 1916 (≈ 1916)
Flaucourt repris par les troupes coloniales.
11 novembre 1918
Désaffectation du cimetière
Désaffectation du cimetière 11 novembre 1918 (≈ 1918)
Fin de la guerre, abandon du site.
23 novembre 1999
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 23 novembre 1999 (≈ 1999)
Protection officielle du monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Monument allemand (cad. ZH 53) : inscription par arrêté du 23 novembre 1999
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur spécifique.
Origine et histoire du Monument allemand
Le monument allemand de Flaucourt, situé dans le département de la Somme à proximité de Péronne, est un vestige unique de la Première Guerre mondiale. Construit entre octobre 1914 et fin juin 1916, il marque une période d'accalmie relative sur le front de la Somme, avant la reconquête du village par les troupes françaises le 3 juillet 1916. Ce monument, initialement intégré à un cimetière militaire allemand, est l’un des rares à avoir survécu aux combats destructeurs de 1916 et 1918.
Le monument se distingue par sa simplicité architecturale : un mur en briques locales, alternant panneresses et boutisses, surmonté d’un pignon triangulaire. Une plaque centrale porte l’inscription « ZUR EHRE DER FÜR KAISER UND REICH GEFALLENEN SÖHNE DEUTSCHLANDS » (en l’honneur des fils d’Allemagne tombés pour le Kaiser et le Reich). Une croix pattée gravée dans un renfoncement, aujourd’hui partiellement illisible, complète ce dispositif commémoratif sobre mais symbolique.
Après l’Armistice de 1918, le cimetière fut désaffecté, mais le monument, épargné, fut inscrit aux monuments historiques par arrêté du 23 novembre 1999. Son état actuel, dégradé, reflète les vicissitudes d’un siècle d’abandon partiel. Situé en retrait de la route de Biaches, à la sortie du village, il témoigne de la mémoire des soldats allemands morts durant ce conflit, dans un paysage marqué par les batailles de la Somme.
La rareté de ce monument s’explique par la destruction systématique des édifices commémoratifs allemands lors des offensives alliées, notamment pendant la bataille de la Somme (1916) et l’Offensive des Cent-Jours (1918). Son architecture, inspirée des traditions locales (briques, couteaux picards), en fait un exemple unique de patrimoine funéraire militaire germanique en France. Aujourd’hui, il constitue un lieu de mémoire ambigu, à la fois trace d’un ennemi d’hier et témoignage universel des horreurs de la guerre.