Frise chronologique
1890
Naissance de René Guilbaud
Naissance de René Guilbaud
1890 (≈ 1890)
Naît à Mouchamps (Vendée)
1926
Raid France-Madagascar
Raid France-Madagascar
1926 (≈ 1926)
22 000 km en hydravion CAMS 37
18 juin 1928
Disparition en mer de Barents
Disparition en mer de Barents
18 juin 1928 (≈ 1928)
Mission de secours au dirigeable *Italia*
1930
Inauguration du monument
Inauguration du monument
1930 (≈ 1930)
Œuvre des frères Martel à Mouchamps
2013
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2013 (≈ 2013)
Inscription par arrêté ministériel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument en totalité (cad. AC 42) : inscription par arrêté du 28 juin 2013
Personnages clés
| René Cyprien Guilbaud - Commandant, aviateur et officier de marine |
Hommage principal du monument |
| Jan Martel - Sculpteur |
Co-auteur du monument avec Joël |
| Joël Martel - Sculpteur |
Co-auteur du monument avec Jan |
| Roald Amundsen - Explorateur polaire norvégien |
Compagnon de Guilbaud lors de sa disparition |
Origine et histoire
Le monument au commandant Guilbaud, érigé dans son village natal de Mouchamps (Vendée) au début des années 1930, rend hommage à René Cyprien Guilbaud (1890–1928), officier de marine et pionnier de l’aviation. Disparu en mer de Barents lors d’une mission de secours au dirigeable Italia, il fut promu capitaine de frégate à titre posthume. Ce monument, réalisé par les sculpteurs Jan et Joël Martel, se compose d’une statue en uniforme encadrée de bas-reliefs évoquant sa naissance et son épopée tragique.
René Guilbaud, fils d’un pharmacien de Mouchamps, intégra l’École navale de Brest en 1909. Après une carrière marquée par des exploits aériens (raid France-Madagascar en 1926) et des distinctions (Commandeur de la Légion d’honneur en 1928), il périt aux côtés de Roald Amundsen lors d’une expédition de sauvetage. Son hydravion, le Latham 47, ne fut jamais retrouvé, mais des débris attestèrent du naufrage. Le monument, classé en 2013, symbolise à la fois l’héroïsme local et les débuts audacieux de l’aviation maritime.
Inauguré en 1930, ce mémorial s’inscrit dans une série d’hommages nationaux (rues à Paris, La Rochelle, Brest) célébrant Guilbaud comme figure de l’audace scientifique et militaire. Les allégories sculptées – sa maison natale et l’hydravion survolant l’océan – soulignent le contraste entre ses origines vendéennes et sa fin arctique. Propriété communale, le monument reste un lieu de mémoire pour les habitants et les passionnés d’histoire aéronautique.