Frise chronologique
1897
Commande du monument
Commande du monument
1897 (≈ 1897)
Concours remporté par Émile Peynot
18 août 1901
Inauguration officielle
Inauguration officielle
18 août 1901 (≈ 1901)
Présence de personnalités locales et artistiques
10 avril 2001
Protection monument historique
Protection monument historique
10 avril 2001 (≈ 2001)
Inscription en totalité du monument
1er quart XXe siècle
Période de construction
Période de construction
1er quart XXe siècle (≈ 2025)
Style Art nouveau dominant
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument en totalité (cad. AB 320) : inscription par arrêté du 10 avril 2001
Personnages clés
| Louis Français - Peintre paysagiste |
Hommage posthume par ce monument |
| Émile Peynot - Sculpteur lauréat |
Auteur du buste et des sculptures |
| William Bouguereau - Président du comité |
Juge du concours de 1897 |
| Antoine Durenne - Fondeur en bronze |
Réalisation technique des éléments |
| Jules Alexandre Biard (dit Godefroy) - Architecte dessinateur |
Conception des éléments architecturaux |
Origine et histoire
Le Monument au peintre Louis Français est une œuvre Art nouveau située à Plombières-les-Bains dans les Vosges, inaugurée en 1901. Il honore Louis Français (1814-1897), peintre paysagiste né dans la ville, dont la renommée fut considérable de son vivant. Le monument, protégé depuis 2001, se distingue par son obélisque de granit supportant un buste en bronze du peintre, entouré de deux figures allégoriques : une dryade tenant une lyre et une évocation du Printemps jouant de la flûte, symbolisant ses thèmes de prédilection.
Le projet fut confié en 1897 au sculpteur Émile Peynot (1850-1932), lauréat d’un concours présidé par le peintre William Bouguereau. Le fondeur Antoine Durenne réalisa les éléments en bronze, tandis que Jules Alexandre Biard, dit Godefroy, dessina les parties architecturales. Le monument, situé sur le square Louis-Français, domine le pavillon des Princes, lieu historique de l’entrevue entre Napoléon III et Camillo Cavour en 1858. Son style fluide et sa composition en font un exemple remarquable de la statuaire monumentale de l’époque.
Le square offre une vue sur la vallée de l’Augronne et le coteau de la Vierge, renforçant le lien entre l’œuvre et le paysage cher à Louis Français. Le musée dédié au peintre, installé dans sa ville natale, complète cet hommage. Les cartes postales anciennes témoignent de l’importance culturelle du monument dès son inauguration, tandis que sa protection au titre des monuments historiques en 2001 souligne sa valeur patrimoniale.
Les éléments iconographiques — palette au sol, lyre et flûte — évoquent à la fois la mythologie et l’art pictural, thèmes centraux dans l’œuvre de Français. La dryade, associée au chêne, et l’allégorie printanière illustrent son attachement aux scènes naturelles et poétiques. Ce monument incarne ainsi la synthèse entre l’hommage local et l’aspiration artistique universelle, caractéristique de la période Art nouveau.