Frise chronologique
1912
Championnat de France de rugby
Championnat de France de rugby
1912 (≈ 1912)
Victoire de Toulouse, club d'Alfred Mayssonnié.
6 septembre 1914
Mort d'Alfred Mayssonnié
Mort d'Alfred Mayssonnié
6 septembre 1914 (≈ 1914)
Décès au combat pendant la Première Guerre.
1922
Lancement du projet
Lancement du projet
1922 (≈ 1922)
Initiative de Paul Voivenel pour un monument.
19 avril 1925
Inauguration du monument
Inauguration du monument
19 avril 1925 (≈ 1925)
Près de l’ancien stade des Ponts Jumeaux.
18 octobre 2018
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
18 octobre 2018 (≈ 2018)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument au sport et à Mayssonnié en totalité, tel que délimité en rouge sur le plan cadastral annexé, situé boulevard Lacrosses, section AC (non cadastrée) : inscription par arrêté du 18 octobre 2018.
Personnages clés
| Antoine Bourdelle - Sculpteur |
Auteur de *Héraklès archer* et du temple. |
| Alfred Mayssonnié - Rugbyman toulousain |
Champion 1912, mort en 1914, honoré. |
| Paul Voivenel - Initiateur du projet |
Président du comité des Pyrénées de rugby. |
| Joseph Andrau - Sculpteur collaborateur |
Contribution non détaillée dans les sources. |
| Alexis Rudier - Sculpteur collaborateur |
Rôle précis non spécifié dans les sources. |
Origine et histoire
Le Monument au sport et à Maysonnié est une œuvre d’Antoine Bourdelle, installée à Toulouse en 1925 à l’initiative de Paul Voivenel. Il rend hommage aux sportifs morts durant la Première Guerre mondiale, avec une attention particulière pour Alfred Mayssonnié, rugbyman toulousain décédé au combat en 1914. La sculpture Héraklès archer, symbole de force et de résilience, domine le monument, complétée par une stèle dédiée à Mayssonnié, champion de France de rugby en 1912 avec le club invaincu surnommé la Vierge Rouge.
Le projet naît en 1922 sous l’impulsion du comité des Pyrénées de la Fédération française de rugby, présidé par Paul Voivenel. Ce dernier sollicite Bourdelle, ancien étudiant de l’École des beaux-arts de Toulouse, pour céder un exemplaire de son Héraklès archer à prix coûtant. Bourdelle conçoit un temple sobre à huit colonnes pour abriter la sculpture, mais la réalisation de la stèle de Mayssonnié nécessite des relances de Voivenel, qui insiste sur son importance symbolique : « Faites du sport et battez vos records ! Si le Mayssonnié n’y est pas, on critiquera. »
Inauguré le 19 avril 1925 près de l’ancien stade des Ponts Jumeaux, le monument devient un lieu de commémoration annuel. Chaque 11 novembre, les clubs sportifs y déposent une gerbe. L’amitié entre Voivenel et Bourdelle, marquée par une correspondance suivie jusqu’à la mort du sculpteur en 1929, illustre l’engagement commun pour ce projet. En 1935, Voivenel réutilisera une œuvre de Bourdelle pour un autre monument aux morts, à Capoulet-et-Junac.
Classé Monument Historique en 2018, le monument se situe square de l’Héraklès, au carrefour du boulevard Lascrosses et de l’avenue Paul-Séjourné, près du canal de Brienne. Il incarne à la fois un hommage sportif et un symbole artistique, mêlant mémoire collective et patrimoine toulousain.