Frise chronologique
1796-11-16
Bataille du pont d'Arcole
Bataille du pont d'Arcole
1796-11-16 (≈ 904)
André Estienne se distingue par son courage.
1804-07-15
Récompense impériale
Récompense impériale
1804-07-15 (≈ 906)
Légion d'honneur pour André Estienne.
1894-08-10
Inauguration du monument
Inauguration du monument
1894-08-10 (≈ 951)
Présence de membres du gouvernement.
1943-09-04
Sauvetage de la statue
Sauvetage de la statue
1943-09-04 (≈ 976)
Statue enterrée pour éviter la fonte.
1945-10
Restauration du monument
Restauration du monument
1945-10 (≈ 978)
Statue replacée sur son piédestal.
2009-07-23
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
2009-07-23 (≈ 1008)
Protection officielle du monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument en totalité (cad. AN, domaine public, non cadastré) : inscription par arrêté du 23 juillet 2009
Personnages clés
| André Estienne - Tambour des armées napoléoniennes |
Héros commémoré par le monument. |
| Jean Barnabé Amy - Sculpteur du monument |
Auteur de la statue inaugurée. |
| Frédéric Mistral - Poète félibre |
A écrit un poème pour l'inauguration. |
| Louis Aymard, Albert Contard, Étienne Jacqueme, Joseph Roux, Rose Salignon - Habitants de Cadenet |
Sauvegardèrent la statue en 1943. |
Origine et histoire
Le monument au Tambour d'Arcole est un hommage à André Estienne, jeune paysan de Cadenet devenu tambour dans les armées napoléoniennes. Né en 1777, il s'engagea en 1792 pour soutenir sa famille appauvrie par un hiver rigoureux. Son acte héroïque lors de la bataille du pont d'Arcole, le 16 novembre 1796, où il traversa un torrent sous le feu ennemi, lui valut la Légion d'honneur en 1804.
Le projet de monument, initialement proposé en 1862 puis abandonné, fut relancé en 1892 par la municipalité de Cadenet. Inauguré en 1894, il fut conçu par Jean Barnabé Amy et célébré par un poème de Frédéric Mistral. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la statue fut cachée par des habitants pour éviter sa fonte sous le régime de Vichy, avant d'être restaurée en 1945.
André Estienne, mort en 1837, est également représenté sur le fronton du Panthéon et sur l'Arc de triomphe de l'Étoile. Le monument, inscrit aux monuments historiques depuis 2009, symbolise à la fois le courage individuel et l'hommage collectif de la Troisième République à ses héros nationaux.