Monument aux Cinquante Otages à Nantes en Loire-Atlantique

Monument aux Cinquante Otages

  • 44000 Nantes
Monument aux Cinquante Otages
Monument aux Cinquante Otages
Monument aux Cinquante Otages
Monument aux Cinquante Otages
Monument aux Cinquante Otages
Monument aux Cinquante Otages
Monument aux Cinquante Otages
Monument aux Cinquante Otages
Monument aux Cinquante Otages
Monument aux Cinquante Otages
Monument aux Cinquante Otages
Monument aux Cinquante Otages
Monument aux Cinquante Otages
Monument aux Cinquante Otages
Monument aux Cinquante Otages
Monument aux Cinquante Otages
Monument aux Cinquante Otages
Monument aux Cinquante Otages
Monument aux Cinquante Otages
Monument aux Cinquante Otages
Monument aux Cinquante Otages
Monument aux Cinquante Otages
Monument aux Cinquante Otages
Crédit photo : Adam Bishop - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
20 octobre 1941
Assassinat de Karl Hotz
11 novembre 1941
Reconnaissance de Nantes
22 octobre 1952
Inauguration du monument
10 mai 2017
Inscription historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le monument aux Cinquante Otages, sis sur l'esplanade des Communes-Compagnon-de-la-Libération, y compris ses murs de soutènement et emmarchements, selon l'emprise délimitée par un trait rouge sur le plan annexé à l'arrêté, figurant sur le domaine public (non cadastré) : inscription par arrêté du 10 mai 2017

Personnages clés

Marcel Fradin Architecte ayant dessiné le monument.
Jean Mazuet Sculpteur du monument.
Eugène Claudius-Petit Ministre présent lors de l'inauguration.
Karl Hotz Feldkommandant des forces d'occupation assassiné.
Marcel Bourdarias Résistant exécuté en représailles.
Spartaco Guisco Résistant exécuté en représailles.
Gilbert Brustlein Résistant ayant participé à l'assassinat de Karl Hotz.
Guy Môquet Jeune résistant exécuté parmi les cinquante otages.

Origine et histoire

Le Monument aux Cinquante Otages, inauguré le 22 octobre 1952, se dresse sur l'esplanade des Cinq-communes-Compagnon-de-la-Libération, à l'est de la place du Pont-Morand, à l'extrémité nord du cours des Cinquante-Otages, sur les bords de l'Erdre. Il a été dessiné par l'architecte Marcel Fradin, sculpté par Jean Mazuet et réalisé par les ateliers nantais de la famille Coyac ; son inauguration se déroula en présence du ministre de la Reconstruction et de l'Urbanisme, Eugène Claudius-Petit. L'ouvrage a été élevé à la mémoire des cinquante otages exécutés en représailles après l'assassinat de Karl Hotz, Feldkommandant des forces d'occupation, abattu le 20 octobre 1941 par un commando de résistants communistes. Parmi les personnes concernées, Marcel Bourdarias et Spartaco Guisco furent arrêtés, torturés et exécutés le 17 avril 1942 au Mont-Valérien, tandis que Gilbert Brustlein parvint à fuir. Entre le 20 et le 22 octobre 1941, 27 otages furent exécutés à Châteaubriant, 16 à Nantes et 5 au Mont-Valérien, parmi lesquels le jeune Guy Môquet. Par décret du 11 novembre 1941, Nantes fut reconnue première ville « Compagnon de la Libération ». En 1944, le conseil municipal donna le nom de Cours des Cinquante-Otages au nouveau boulevard créé par le comblement de l'Erdre et le monument fut implanté à son extrémité. Le monument est décrit comme un obélisque de 13,5 mètres de haut composé de lances monumentales recouvertes de cuivre et encadré par des allégories de la Résistance et de la France renaissante. Il est également présenté comme une flèche métallique formée de quatre aiguilles autour desquelles sont disposées deux statues en cuivre représentant des femmes, l'une symbolisant la Résistance et dégageant une épée cachée sous son manteau, l'autre symbolisant la France renaissante et tenant un épi de blé. L'ensemble repose sur un socle en granit bleu où sont gravés les noms de 48 des otages fusillés. Le monument et le cours qui le borde constituent des éléments significatifs de l'architecture urbaine de la Reconstruction à Nantes. Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 10 mai 2017 et bénéficie du label « Patrimoine du XXe siècle » en vertu de la circulaire du 1er mars 2001.

Liens externes