Frise chronologique
1921
Autorisation gouvernementale
Autorisation gouvernementale
1921 (≈ 1921)
Lancement du projet commémoratif national.
24 avril 1927
Inauguration officielle
Inauguration officielle
24 avril 1927 (≈ 1927)
Ouverture au public du monument.
24 mai 2011
Classement monument historique
Classement monument historique
24 mai 2011 (≈ 2011)
Protection intégrale du site et de ses abords.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument en totalité (cad. 832 A 44) : inscription par arrêté du 23 juillet 2009
Personnages clés
| Gaston Castel - Architecte en chef |
Concepteur du monument avec Sartorio. |
| Antoine Sartorio - Sculpteur |
Créateur des éléments artistiques en bronze. |
Origine et histoire
Le monument aux morts de l'Armée d'Orient et des terres lointaines, aussi appelé Porte d'Orient, est un hommage aux soldats français tombés loin du territoire national pendant la Première Guerre mondiale. Érigé à Marseille sur la corniche Kennedy, il symbolise la porte vers l'Orient, en lien avec le rôle historique de la ville comme carrefour méditerranéen. Le monument a été conçu pour rappeler le sacrifice des Poilus d'Orient, souvent méconnus comparés aux soldats morts sur le front occidental.
Initié en 1921 après une autorisation gouvernementale, le projet est confié à l'architecte Gaston Castel et au sculpteur Antoine Sartorio. Leur conception associe une arche monumentale en granit blanc, ornée de motifs comme un croissant, une étoile et des palmes, à une statue de la Victoire en bronze. Deux figures féminines ailées, représentant l'héroïsme des combattants terrestres et aériens, encadrent l'ensemble. L'inauguration a lieu le 24 avril 1927, marquant l'aboutissement d'une démarche commémorative nationale.
Le monument se distingue par son intégration paysagère, avec un escalier descendant vers la mer, renforçant son caractère solennel. Classé au titre des monuments historiques le 24 mai 2011, il est aujourd'hui protégé dans son intégralité, incluant la balustrade et le sol environnant. Son style mêle béton armé, pierre et granit, reflétant les techniques constructives de l'entre-deux-guerres.
La localisation sur la corniche Kennedy, face à la Méditerranée, n'est pas anodine : elle souligne le lien entre Marseille, porte symbolique de l'Orient, et les théâtres d'opérations lointains où ces soldats ont combattu. Les inscriptions gravées, comme « MONUMENT AUX MORTS DE L’armée D'ORIENT ET DES TERRES LOINTAINES », rappellent explicitement cette dimension géographique et mémorielle.
Propriété de la commune de Marseille, le monument s'inscrit dans une série de commémorations post-Grande Guerre, mais se distingue par sa vocation nationale et son ancrage maritime. Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) confirment son statut d'œuvre majeure du patrimoine mémoriel français, à la fois artistique et historique.