Frise chronologique
26 juillet 1923
Loi de construction
Loi de construction
26 juillet 1923 (≈ 1923)
Promulgation par le président Millerand.
12 juin 1927
Inauguration du monument
Inauguration du monument
12 juin 1927 (≈ 1927)
Première pierre du Mémorial national.
début des années 2000
Extension du mémorial
Extension du mémorial
début des années 2000 (≈ 2000)
Ajout de l’Esplanade et du Cénotaphe.
15 avril 2015
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
15 avril 2015 (≈ 2015)
Protection intégrale du monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le Monument aux marins morts pour la France durant la première Guerre mondiale en totalité (cad. E 1083) : inscription par arrêté du 15 avril 2015.
Personnages clés
| Georges Leygues - Ministre de la Marine |
Propose la construction du monument. |
| Émile Guépratte - Amiral et député du Finistère |
Cofondateur du projet commémoratif. |
| Alexandre Millerand - Président de la République |
Promulgue la loi de 1923. |
| René Quillivic - Sculpteur finistérien |
Auteur du monument et des bas-reliefs. |
Origine et histoire
Le Monument aux marins morts pour la France durant la Première Guerre mondiale est une œuvre en pierre de Kersanton située à Plougonvelin, sur la pointe Saint-Mathieu (Finistère). Il se compose d’un massif vertical de 17 mètres de haut, couronné d’un buste colossal de femme en coiffe de deuil, symbolisant la douleur des survivants. Les quatre faces du monument portent des bas-reliefs évoquant l’engagement des marins de la Royale, de la Marine marchande et de la Pêche pour défendre la patrie.
Inauguré le 12 juin 1927, ce monument est le premier élément du Mémorial national aux marins morts pour la France, complété au début des années 2000 par l’Esplanade du souvenir français et le Cénotaphe aux marins. Son édification fut proposée par Georges Leygues, ministre de la Marine, et l’amiral Émile Guépratte, député du Finistère, pour honorer les marins disparus pendant la guerre. La loi autorisant sa construction fut promulguée le 26 juillet 1923 par le président Alexandre Millerand, et sa réalisation fut confiée au sculpteur finistérien René Quillivic (1879–1969).
Le monument, classé Monument Historique en 2015, domine un site emblématique près de l’abbaye de Saint-Mathieu, à un croisement de routes maritimes. Son emplacement, taillé face à l’océan, souligne son rôle de mémoire collective et de glorification des sacrifices maritimes. Les matériaux locaux, comme la pierre de Kersanton, et les symboles bretons (comme la coiffe léonarde) ancrent l’œuvre dans le patrimoine régional.
Aujourd’hui, le site comprend aussi des espaces commémoratifs plus récents, dédiés à tous les marins morts en service, étendant sa portée historique bien au-delà de la Première Guerre mondiale. Le monument reste un lieu de recueillement et un témoignage artistique majeur de l’entre-deux-guerres en Bretagne.