Origine et histoire
Le monument aux morts de Bourg-en-Bresse, situé dans le département de l'Ain, est un mémorial emblématique de la première moitié du XXe siècle. Inscrit aux monuments historiques depuis le 13 mars 2019, il se distingue par sa forme d’arc de triomphe, orné d’un groupe sculpté symbolisant la France victorieuse arrachant le voile de l’Histoire. Ce monument, inauguré en 1925, est l’œuvre du sculpteur Alphonse Muscat et de l’architecte Auguste Royer, deux figures majeures des commémorations locales.
Le groupe sculpté central représente une allégorie de la France, ailée et nue, entourée de visages tournés vers l’Histoire, dont celui d’un guerrier gaulois. Un casque de poilu, intégré au socle, évoque les soldats de la Première Guerre mondiale. Le monument s’intègre dans le jardin des Quinconces, créant un espace de recueillement distinct de l’ambiance festive du parc (kiosque à musique). Deux stèles latérales portent les noms des défunts, sans nuire à la lisibilité de l’ensemble.
L’œuvre de Muscat, prolifique dans l’Ain, se caractérise par une fourchette chronologique serrée (5 ans) et une approche artistique audacieuse, comme en témoigne la nudité de la figure allégorique, rare pour un monument aux morts. Son installation a nécessité le déplacement de la statue d’Edgar Quinet, sculptée par Aimé Millet, soulignant son importance urbaine. Le monument, propriété de la commune, est protégé dans son intégralité (arc, sculptures, stèles et éléments maçonnés).
Situé à la pointe du jardin des Quinconces, sur l’avenue Alphonse Muscat (anciennement place des Quinconces), il offre une perspective paysagère tout en marquant une rupture symbolique avec l’espace public environnant. Les sources disponibles (Wikipédia, Monumentum, base Mérimée) confirment son statut de monument historique et son ancrage dans le patrimoine commémoratif français.
Le sculpteur Alphonse Muscat, auteur d’une vingtaine de monuments dans l’Ain, y déploie un style à la fois classique (arc de triomphe) et innovant (traitement allégorique). L’architecte Auguste Royer collabore ici à une composition équilibrée, où l’art et la mémoire collective se répondent. L’inauguration en 1925 s’inscrit dans le contexte des commémorations d’après-guerre, où chaque ville cherche à honorer ses morts tout en affirmant sa résilience.