Frise chronologique
1ère moitié du XXe siècle
Construction du monument
Construction du monument
1ère moitié du XXe siècle (≈ 2007)
Période de réalisation par Desruelles
13 mars 2019
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
13 mars 2019 (≈ 2019)
Inscription à l'inventaire des MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument aux morts situé sur une placette délimitée par la rue Christophe Thivrier et la rue Corneille (cad. BE 91) : inscription par arrêté du 13 mars 2019
Personnages clés
| Félix-Alexandre Desruelles - Sculpteur |
Auteur du monument aux morts |
Origine et histoire
Le monument aux morts de Commentry, situé dans le département de l'Allier (région Auvergne-Rhône-Alpes), a été réalisé par le sculpteur Félix-Alexandre Desruelles durant la première moitié du XXe siècle. Il se distingue par sa représentation atypique : un paysan, vêtu d’une chemise et d’un pantalon, s’appuie sur une faux devant une tombe de soldat, symbolisée par un casque posé sur une borne. L’inscription « La ville de Commentry à ses enfants victimes de la guerre » souligne son caractère commémoratif, tout en évitant la glorification militaire.
La composition sculpturale (4,70 m x 3,40 m) en pierre calcaire de Vilhonneur s’adosse à un mur incliné flanqué de deux stèles. Le paysan, au visage expressif et émacié, porte un coffin (étui à pierre à aiguiser) et tient un chapeau à la main. Ce monument, classé en 2019, fusionne les figures du travailleur et du soldat, évoquant à la fois la peine des civils et l’absurdité de la guerre. Son style s’inspire de deux œuvres antérieures de Desruelles : La Pastorale (1923) et le projet du monument d’Auchel (1924), où le sculpteur mêle allégorie et réalisme.
Contrairement aux monuments traditionnels exaltant le sacrifice héroïque, celui de Commentry s’inscrit dans un courant pacifiste, proche des hommages au monde du travail. La scène, bien qu’irréaliste (un champ moissonné près d’un front), crée un lien symbolique entre la terre labourée et les morts ensevelis. Desruelles y superpose les souffrances du paysan et du soldat, renforçant l’impact émotionnel. Ce monument illustre aussi l’évolution des commémorations après la Première Guerre mondiale, où la déploration prime sur la célébration guerrière.
Le monument est installé sur une placette délimitée par les rues Christophe-Thivrier et Corneille. Il a été inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques par arrêté du 13 mars 2019, reconnaissant sa valeur artistique et mémorielle. Les matériaux (pierre calcaire) et la technique (ronde-bosse) soulignent le savoir-faire de Desruelles, tandis que l’iconographie innovante en fait un témoignage rare de l’art commémoratif pacifiste en France.
Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) mettent en avant son originalité par rapport aux monuments aux morts conventionnels. Par exemple, il contraste avec celui de Gentioux (Creuse), connu pour son inscription « Maudite soit la guerre », tout en partageant une même volonté de dénonciation implicite. À Commentry, c’est la fusion des destins — paysan et soldat — qui porte le message universel de paix et de résilience.