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Frise chronologique
20 novembre 1870
Mort de Léon Mesny de Boisseaux
Mort de Léon Mesny de Boisseaux
20 novembre 1870 (≈ 1870)
Massacré par les Badois pendant la guerre franco-allemande.
1914-1918
Ajout des noms des morts
Ajout des noms des morts
1914-1918 (≈ 1916)
Quatre habitants de Champagne-sur-Loue commémorés.
22 avril 2024
Classement monument historique
Classement monument historique
22 avril 2024 (≈ 2024)
Inscription par arrêté de la DRAC.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument aux morts, en totalité, situé départementale 274 et rue du Pont, sur la parcelle n° 40, figurant au cadastre section ZA, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 22 avril 2024
Personnages clés
| Léon Mesny de Boisseaux - Franc-tireur jurassien |
Hommage initial du monument, mort en 1870. |
| Louis Hippolyte Mouchot - Peintre |
A réalisé des portraits de Léon Mesny. |
Origine et histoire
Le monument aux morts de Champagne-sur-Loue trouve son origine dans l’hommage rendu à Léon Mesny de Boisseaux, jeune franc-tireur du Jura tué en 1870 lors de la guerre franco-allemande. Sa famille fit ériger ce monument sur sa propriété natale, marquant sa mémoire par une structure pyramidale en roches, symbolisant combats et deuil. Des œuvres picturales, comme les peintures de Louis Hippolyte Mouchot, complétèrent cet hommage, tandis qu’une statue et une stèle furent installées à Dole et Nuits-Saint-Georges.
Après la Première Guerre mondiale, la famille offrit le monument à la commune, qui y grava les noms des quatre habitants morts entre 1914 et 1918. Transféré à son emplacement actuel, il devint le monument aux morts officiel du village, commémorant aussi les victimes de 1939-1945. Son architecture, évoquant un amas rocheux stylisé, intègre des symboles militaires et funéraires. Classé monument historique en avril 2024, il s’inscrit dans un ensemble de 26 monuments franc-comtois protégés la même année par la DRAC.
Le monument se distingue par son double héritage : mémorial familial devenu lieu de souvenir collectif. Son inscription récente souligne sa valeur patrimoniale, tant artistique qu’historique, liée aux conflits du XIXe et XXe siècles. Aujourd’hui situé sur la départementale 274, il reste propriété communale et accessible au public, témoignant de l’engagement local pour préserver la mémoire des soldats jurassiens.