Première érection de la colonne 1599 (≈ 1599)
Comémoration de l'édit de Nantes place de la Provôté.
1798
Statue de la Liberté ajoutée
Statue de la Liberté ajoutée 1798 (≈ 1798)
Inauguration avec œuvre de Joseph Chinard.
1867
Colonne descendue de son socle
Colonne descendue de son socle 1867 (≈ 1867)
Menacée par le gel, entreposée 50 ans.
1922
Réérection en monument aux morts
Réérection en monument aux morts 1922 (≈ 1922)
Hommage aux soldats de 1914-1918 par Mathivet.
1931
Inscription de la colonne
Inscription de la colonne 1931 (≈ 1931)
Première protection aux monuments historiques.
2020
Classement du monument
Classement du monument 2020 (≈ 2020)
Protection intégrale par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité le monument aux morts entouré de ses grilles, sis place du Champ-de-Mars, sur le domaine public non cadastré, section AX du cadastre, tel que délimité sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 30 septembre 2020
Personnages clés
Joseph Chinard - Sculpteur lyonnais
Auteur de la statue de la Liberté (1798).
Désiré Mathivet - Statuaire du XXe siècle
Concepteur du monument aux morts (1922).
Origine et histoire
Le monument aux morts de Tournus se distingue par sa colonne romaine des premiers siècles, découverte dans la Saône. Mesurant 6 mètres de haut, elle fut érigée en 1599 place de la Provôté pour commémorer l'édit de Nantes, puis surmontée d'une croix. Après la Révolution, elle devint un symbole de la Liberté avec une statue sculptée par Joseph Chinard en 1798, avant d'être modifiée à plusieurs reprises au XIXe siècle.
En 1867, menacée par le gel, la colonne fut descendue et entreposée dans la cour de la Caserne pendant plus de cinquante ans. Elle fut réédifiée en 1922 sur la place du Champ-de-Mars par le statuaire Désiré Mathivet, transformée en monument aux morts pour honorer les soldats du canton tombés durant la Première Guerre mondiale. La colonne seule fut inscrite en 1931, puis l'ensemble en 2016, avant d'être classé en 2020.
Ce monument illustre la réutilisation d'éléments antiques dans des commémorations modernes, mêlant histoire locale et mémoire nationale. Son évolution reflète les changements politiques et symboliques de la France, de l'édit de Nantes à la Grande Guerre. La colonne, initialement païenne, devint tour à tour un symbole religieux, révolutionnaire, puis mémoriel, témoignant de la richesse historique de Tournus.