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Monument aux morts à Salers dans le Cantal

Monument aux morts

    6019 Rue Sainte-Barbe
    15140 Salers
Propriété de la commune
Crédit photo : B.navez - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1915
Mort de Charles Lapeyre
15 septembre 1922
Livraison du monument
1ère moitié du XXe siècle
Période de construction
13 mars 2019
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le monument aux morts situé promenade de l'église (cad. non cadastré) : inscription par arrêté du 13 mars 2019

Personnages clés

Pierre Albert Lapeyre - Colonel et maire de Salers Commanditaire du monument en mémoire de son fils.
Charles Lapeyre - Soldat mort en 1915 Fils du colonel, honoré par le monument.
Casimir Croizet - Architecte départemental Concepteur du monument, style gothique typique.

Origine et histoire

Le monument aux morts de Salers, livré le 15 septembre 1922, a été commandé par le colonel Pierre Albert Lapeyre, alors maire de la ville. Ce monument rend hommage à son fils, Charles Lapeyre, tué en 1915 pendant la Première Guerre mondiale. Son style gothique, marqué par un arc brisé surmonté d’un coq, intègre des éléments symboliques comme les armes de la ville et des croix de la Légion d’honneur, bien qu’aucun soldat de Salers n’ait reçu cette distinction. L’énigme entourant cette présence reste non résolue.

Situé promenade de l’Église, le monument s’inspire à la fois de l’arc de triomphe antique et du gothique médiéval, avec des piédroits portant les noms des soldats morts, accompagnés de palmes sculptées et de croix de guerre. Il sert d’entrée à un « jardin du souvenir », offrant une vue sur les monts du Cantal. L’entablement, orné des dates du conflit (1914-1918) et de la dédicace municipale, souligne son ancrage local tout en célébrant une mémoire nationale.

Conçu par l’architecte départemental Casimir Croizet, le monument a été inscrit aux monuments historiques par arrêté du 13 mars 2019. Sa protection reconnaît sa valeur patrimoniale, mêlant architecture commémorative et intégration paysagère. Le coq, symbole récurrent dans les monuments aux morts de Croizet, renforce ici le lien entre identité gauloise (« gallus ») et devoir de mémoire, dans un dialogue entre tradition et modernité.

Le revers de l’arc, dépourvu de décor, contraste avec la richesse ornementale de la façade, soulignant une volonté de sobriété pour les espaces intérieurs du jardin. Les plaques de bronze, relevées par des palmes, listent les noms des soldats, tandis que les écoinçons abritent des sculptures végétales en pierre. Ce monument illustre ainsi la dualité entre célébration collective et deuil intime, caractéristique des commémorations d’après-guerre en milieu rural.

Liens externes