Frise chronologique
début des années 1920
Décision municipale
Décision municipale
début des années 1920 (≈ 1920)
Projet lancé par Gaston Gérard.
1920
Première maquette rejetée
Première maquette rejetée
1920 (≈ 1920)
Proposition initiale des sculpteurs.
août 1921
Nouveaux projets soumis
Nouveaux projets soumis
août 1921 (≈ 1921)
Trois maquettes alternatives proposées.
9 novembre 1924
Inauguration officielle
Inauguration officielle
9 novembre 1924 (≈ 1924)
Présidée par le ministre de la Guerre.
30 septembre 2020
Classement monument historique
Classement monument historique
30 septembre 2020 (≈ 2020)
Protection du monument et du rond-point.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument aux morts et le rond-point au centre duquel il est placé avec ses aménagements, en totalité, sis rond-point Edmond Michelet, tel que délimité sur le plan annexé à l'arrêté (cad. CO 179) : classement par arrêté du 30 septembre 2020
Personnages clés
| Gaston Gérard - Maire de Dijon |
Initiateur du projet commémoratif. |
| Auguste Drouot - Architecte |
Auteur des plans du monument. |
| Jean Dampt - Sculpteur |
Créateur de l’allégorie de la Victoire. |
| Henri Bouchard - Sculpteur |
Auteur des poilus et du relief Alsace-Lorraine. |
| Paul Gasq - Sculpteur |
Réalisateur du bas-relief *« Le Départ »*. |
| Eugène Piron - Sculpteur |
Auteur du bas-relief *« Le Retour »*. |
Origine et histoire
Le monument de la Victoire et du Souvenir à Dijon, situé au cœur du rond-point Edmond-Michelet (anciennement occupé par un jet d’eau), fut commandé au début des années 1920 par la municipalité dirigée par Gaston Gérard. L’objectif était d’honorer les Dijonnais morts pour la France durant la Grande Guerre. Quatre sculpteurs bourguignons — Henri Bouchard, Jean Dampt, Paul Gasq et Eugène Piron — proposèrent initialement une maquette représentant une Victoire portant un soldat mort, rejetée en 1920. Après trois nouvelles propositions en 1921, une synthèse de leurs travaux fut validée. Les plans furent dessinés par l’architecte Auguste Drouot, et les sculptures réalisées collectivement. Le monument fut inauguré le 9 novembre 1924 par le ministre de la Guerre.
Le monument adopte la forme d’un catafalque dominé par une allégorie de la Victoire (Jean Dampt) brandissant une couronne de laurier. Les côtés présentent deux bas-reliefs : « Le Départ » (Paul Gasq) et « Le Retour » (Eugène Piron). À l’arrière, Henri Bouchard sculpta « Le Retour à la France de l’Alsace et de la Lorraine », symbolisé par un soldat offrant deux jeunes filles à une figure féminine incarnant la France. L’esplanade circulaire, dallée et ornée d’une croix de guerre, est encadrée par des murets surmontés de deux statues de poilus : « La Marne » et « Verdun » (Henri Bouchard).
Classé au titre des monuments historiques par arrêté du 30 septembre 2020, l’ensemble inclut le monument et ses aménagements paysagers. Ce projet reflète l’engagement artistique local et la volonté mémorielle de l’après-guerre, tout en intégrant des symboles forts de la reconquête territoriale (Alsace-Lorraine). Les matériaux et la disposition circulaire soulignent son caractère solennel et commémoratif, ancré dans l’espace urbain dijonnais.