Frise chronologique
1919
Exposition à Paris
Exposition à Paris
1919 (≈ 1919)
Présenté au Salon des beaux-arts.
22 août 1920
Inauguration du monument
Inauguration du monument
22 août 1920 (≈ 1920)
Cérémonie officielle à Grignon.
1er août 2016
Inscription monument historique
Inscription monument historique
1er août 2016 (≈ 2016)
Première protection officielle.
30 septembre 2020
Classement définitif
Classement définitif
30 septembre 2020 (≈ 2020)
Arrêté de protection totale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument aux morts entouré de ses grilles, en totalité, situé dans le cimetière, sur la parcelle n°130 figurant au cadastre section AB, tel que délimité sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 30 septembre 2020
Personnages clés
| Jean Dampt - Sculpteur |
Auteur du monument aux morts. |
| Marguerite de Nansouty - Mécène |
Finança l’œuvre et commanda une statue. |
Origine et histoire
Le monument aux morts de Grignon, situé dans le cimetière de cette commune de Côte-d'Or, est une œuvre sculpturale en calcaire réalisée par Jean Dampt. Ce sculpteur, né en 1854 à Venarey-les-Laumes, fut soutenu financièrement par la comtesse Marguerite de Nansouty, qui lui avait déjà commandé une statue de sainte Reine en 1875. L’œuvre, exposée au Salon de la Société nationale des beaux-arts à Paris en 1919, fut inaugurée le 22 août 1920. Elle rend hommage aux soldats morts pour la patrie, avec une allégorie de la France casquée et laurée, inclinant un visage triste.
Le monument porte les inscriptions « AUX SOLDATS MORTS POUR LA PATRIE » et « Gloire à notre France Eternelle, Gloire à ceux qui sont morts pour elle ». Il commémore 15 soldats de la Première Guerre mondiale et trois autres des guerres de 1945, 1955 et 1960. Classé monument historique, il fut d’abord inscrit le 1er août 2016, puis protégé par un arrêté de classement le 30 septembre 2020. L’ensemble, entouré de grilles, est situé sur la parcelle n°130 du cimetière.
Ce mémorial s’inscrit dans la tradition des monuments aux morts érigés après la Première Guerre mondiale, reflétant le deuil national et l’hommage aux soldats tombés au combat. La symbolique de la France laurée et affligée, typique de l’art funéraire de l’époque, souligne à la fois la victoire et le sacrifice. Le choix du cimetière comme emplacement renforce son caractère commémoratif et solennel, ancrant le souvenir dans l’espace public et sacré de la commune.