Monument aux morts de la guerre de 1914 - 1918 dans les Alpes-Maritimes

Monument aux morts de la guerre de 1914 - 1918

  • 06300 Nice
Propriété de la commune

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1919
Décision de construction
6 février 1923
Approbation du projet
11 novembre 1924
Pose de la première pierre
1927
Achèvement du monument
29 janvier 1928
Inauguration par Foch
28 novembre 2000
Label Patrimoine du XXe siècle
22 février 2010
Inscription aux monuments historiques
24 mai 2011
Classement aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

le monument en totalité, avec son parvis, le « bois sacré » de part et d'autre de celui-ci et la falaise du rocher du château, avec ses faux rochers en ciment armé sur une largeur correspondant au parvis du monument (cad. KN 33 ) : classement par arrêté du 254 mai 2011

Personnages clés

François Goiran Maire de Nice ayant décidé de l'édification du monument.
Roger Séassal Architecte niçois et premier grand prix de Rome en 1913, concepteur du monument.
Alfred Janniot Sculpteur ayant réalisé le décor sculpté du monument.
Maréchal Foch Militaire ayant inauguré le monument aux morts.

Origine et histoire

Le monument aux morts de la guerre de 1914-1918 à Nice, situé au quai Rauba-Capèu sur la promenade des Anglais, est considéré comme l'un des plus monumentaux de France et parmi les plus beaux. Il tire son nom de la partie de la promenade où le vent « vole les chapeaux » (Rauba-Capèu en niçois). Érigé sur l'ancien chemin des Ponchettes, premier sentier creusé dans la roche reliant le cours Saleya au port Lympia, le passage avait été élargi en 1826. Le projet de Roger Séassal, architecte niçois et premier grand prix de Rome en 1913, fut approuvé le 6 février 1923 ; la première pierre fut posée le 11 novembre 1924 sur un ancien site de carrière et l'édifice réalisé en 1927. Inauguré par le maréchal Foch le 29 janvier 1928, ce monument avait été décidé en 1919 par le maire François Goiran en hommage aux Niçois morts pendant la Première Guerre mondiale. L'édifice, qui culmine à 32 mètres de hauteur, est précédé d'un grand parvis dallé de pierre et bordé d'un bois sacré. Sa composition associe une urne imposante logée dans une niche cintrée, comparable à un grand tabernacle, et un décor sculpté confié à Alfred Janniot. L'urne contient plus de 3 600 plaques symbolisant les Niçois morts au combat. Sur l'inscription centrale, qui sépare deux grands hauts-reliefs, on peut lire : « La Ville de Nice à ses fils morts pour la France : Souvenez-vous des œuvres que vos pères ont accomplies de leur temps et vous recevrez une gloire et un nom immortels. » Les hauts-reliefs opposent la guerre et la paix : à gauche, la représentation des désastres et de la violence ; à droite, l'apaisement et les bienfaits de la paix. Les stèles du parvis mentionnent les différentes armes ayant pris part au conflit. Stylistiquement, l'ensemble se caractérise par des formes épurées et une modernité affirmée. Un cadran solaire de douze mètres de diamètre est gravé au sol devant le monument. Le monument a reçu le label « Patrimoine du XXe siècle » le 28 novembre 2000 et le premier prix aux Trophées de l'aménagement urbain en 2004 ; il a été inscrit aux monuments historiques le 22 février 2010 puis classé le 24 mai 2011. En 2018, un reliquaire sculpté en forme d'aigle niçois contenant les plaques d'environ 2 000 soldats niçois fut découvert à l'intérieur du monument, à vingt mètres de hauteur ; ce reliquaire n'avait pas été archivé.

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