Inauguration 4 mars 1928 (≈ 1928)
Cérémonie officielle du monument.
22 février 2010
Classement MH
Classement MH 22 février 2010 (≈ 2010)
Inscription à l'inventaire des Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
2e quart XXe siècle
Période de construction
Période de construction 2e quart XXe siècle (≈ 2037)
Réalisation du monument et aménagements urbains.
Patrimoine classé
Le Monument aux morts en totalité avec les aménagements urbains réalisés à l'occasion de sa construction (placette autour du monument, délimitée au sud et à l'ouest par les clôtures de la place, au nord et à l'est par la bordure de pierre de taille insérée dans le sol, escalier d'accès montant de la rue Tracastel à la place du Petit-Puy, crypte) (cad. BH domaine public non cadastré) : inscription par arrêté du 22 février 2010
Personnages clés
Gaston Le Bourgeois - Sculpteur
Auteur des éléments artistiques Art déco.
Léon Le Bel - Architecte
Concepteur du portique commémoratif.
Origine et histoire du Monument aux morts
Le monument aux morts de 1914-1918 de Grasse fut conçu comme un portique commémoratif de plan carré, soutenu par quatre piliers et couvert d’un toit en bâtière. Ce tempieto hybride, alliant architecture antique et motifs provençaux, fut imaginé par l’architecte local Léon Le Bel, tandis que le sculpteur Gaston Le Bourgeois en réalisa les éléments artistiques. Le décor Art déco, visible sur les chapiteaux et les écoinçons, alterne scènes de combat et représentations de la vie quotidienne des poilus dans les tranchées. L’ensemble fut inauguré le 4 mars 1928 après un réaménagement urbain complet de la place environnante.
L’aménagement inclut une placette-parvis ceinte de jardinets, de sols caladés et de grilles en fer forgé, ainsi qu’un escalier droit reliant la place à la rue Tracastel. Une crypte composée de deux salles, située sous la place, complète le dispositif. Le monument, classé en totalité (y compris ses abords et la crypte) par arrêté du 22 février 2010, illustre la volonté mémorielle de l’après-guerre, mêlant hommage aux soldats et intégration paysagère dans le tissu urbain grassois.
La localisation du monument, place du Petit-Puy, marque le centre d’un projet urbain ambitieux, où l’art commémoratif dialogue avec l’espace public. Les influences stylistiques — entre classicisme et modernité — reflètent les tensions artistiques de l’entre-deux-guerres, tandis que l’iconographie guerrière rappelle l’impact durable du conflit sur les communes françaises. Propriété de la ville de Grasse, le monument reste un symbole fort de la Provence-Alpes-Côte d’Azur, ancré dans son contexte historique et géographique.