Frise chronologique
1914-1918
Première Guerre mondiale
Première Guerre mondiale
1914-1918 (≈ 1916)
Conflit ayant causé les pertes commémorées.
Années 1920
Construction du monument
Construction du monument
Années 1920 (≈ 1920)
Période présumée de son érection à Aubagne.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le Monument aux morts en totalité (cad. AB, domaine public, non cadastré) : inscription par rrêté du 22 février 2010
Personnages clés
| Soldats aubagnais de 14-18 - Morts pour la France |
Honnorés par les inscriptions du monument. |
| Maire d'Aubagne (époque 1920) - Commanditaire présumé |
Initiateur probable du projet commémoratif. |
| Sculpteur ou architecte anonyme - Créateur du monument |
Auteur non identifié dans les sources. |
Origine et histoire
Le Monument aux morts de la guerre de 1914-1918, aussi appelé Monument de la Victoire, est un édifice commémoratif situé à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône. Inauguré dans le premier quart du XXe siècle, il rend hommage aux soldats aubagnais morts lors de la Grande Guerre. Sa conception s’inscrit dans le mouvement national de construction de monuments aux morts, souvent financés par souscription publique et portés par les municipalités.
La période de l’après-guerre en France est marquée par un deuil collectif et une volonté de perpétuer la mémoire des sacrifices consentis. Les monuments aux morts deviennent des symboles civiques, souvent placés dans des lieux centraux comme les places publiques ou devant les mairies. À Aubagne, comme ailleurs en Provence, ces édifices adoptent des styles variés, mêlant parfois allégories patriotiques (la Victoire, le Poilu) et références locales.
Aucune source ne mentionne de transformations majeures du monument depuis sa création, mais il est probable qu’il ait fait l’objet d’entretiens réguliers, comme la plupart des édifices commémoratifs. Les monuments aux morts de cette époque sont généralement conçus pour durer, avec des matériaux résistants comme la pierre ou le bronze, limitant les besoins de restauration structurelle. Ce monument est étroitement lié à l’histoire locale d’Aubagne, ville touchée par la mobilisation massive de ses habitants entre 1914 et 1918.
Comme dans beaucoup de communes françaises, les cérémonies du 11 novembre y prennent une dimension particulière, réunissant anciens combattants, familles et autorités pour honorer les disparus. Son inauguration a probablement été un événement marquant pour la population. Aujourd’hui, le Monument de la Victoire reste un lieu de recueillement et de mémoire, intégré aux commémorations officielles.
Il bénéficie d’une protection patrimoniale implicite en tant que monument commémoratif de guerre, bien qu’il ne soit pas toujours classé ou inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques. Sa valeur réside autant dans son symbolisme que dans son ancrage dans le paysage urbain aubagnais. La Provence-Alpes-Côte d’Azur compte de nombreux monuments similaires, souvent caractérisés par des éléments artistiques régionaux, comme des sculptures inspirées de l’antiquité ou des motifs méditerranéens.
Celui d’Aubagne s’inscrit dans cette tradition, tout en reflétant les standards nationaux de l’époque : une stèle ou une statue sur un socle, avec des inscriptions gravées des noms des morts pour la patrie. Contrairement à certains monuments plus élaborés (comme l’Arc de Triomphe de l’Étoile ou le Tombereau de Douaumont), les édifices locaux comme celui d’Aubagne privilégient la sobriété et l’accessibilité. Leur force réside dans leur proximité avec les citoyens, servant de support à la transmission de la mémoire aux générations suivantes, notamment lors des cérémonies scolaires ou des hommages annuels.
Bien que moins connu que d’autres sites mémoriels, ce monument participe à la constitution d’une identité collective autour du sacrifice des soldats de 14-18. Il illustre aussi l’engagement des communes dans la préservation de la mémoire, à une époque où la France panse ses blessures et cherche à unifier le pays autour de valeurs républicaines, après les divisions de la guerre.