Premières évocations du projet 1919 (≈ 1919)
Début des discussions pour le monument.
18 juillet 1924
Désignation de l'architecte Pierredon
Désignation de l'architecte Pierredon 18 juillet 1924 (≈ 1924)
L. Pierredon chargé du projet.
25 octobre 1925
Inauguration du monument
Inauguration du monument 25 octobre 1925 (≈ 1925)
Cérémonie officielle après 6 ans.
18 octobre 2018
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 18 octobre 2018 (≈ 2018)
Protection patrimoniale nationale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument aux morts en totalité, y compris le bassin, tel que délimité en rouge sur le plan cadastral annexé, situé sur le square de Verdun, non cadastré : inscription par arrêté du 18 octobre 2018.
Personnages clés
L. Pierredon - Architecte
Concepteur du monument en 1924.
Marcel Mérignargues - Sculpteur
Auteur des quatre bas-reliefs.
Albert Malanot - Ornemaniste
Responsable des autres décors.
Origine et histoire
Le monument aux morts d'Alès, situé dans le parc du Bosquet légèrement en périphérie du centre-ville, est dédié aux soldats de la commune morts lors des conflits du XXe siècle. Il se compose d’un portique en pierre à cinq colonnes, encadrant quatre bas-reliefs représentant les batailles emblématiques de la Première Guerre mondiale : la Marne, Verdun, Champagne et l’Yser. Deux vasques sur socle ornent les extrémités, tandis qu’un bassin à jets d’eau se trouve devant l’édifice. Les noms de 778 soldats morts pendant la Première Guerre mondiale, 130 pendant la Seconde, ainsi que ceux de la guerre d’Indochine et d’Algérie, y sont gravés.
La construction du monument est évoquée dès 1919, mais le projet est officiellement confié à l’architecte L. Pierredon le 18 juillet 1924. Les bas-reliefs sont sculptés par Marcel Mérignargues, tandis qu’Albert Malanot s’occupe du reste de l’ornementation. Inauguré le 25 octobre 1925, le monument coûte 99 956 francs, dont 20 000 pour les sculptures. Il est inscrit aux monuments historiques le 18 octobre 2018, parmi 42 monuments de la région Occitanie protégés pour leur valeur patrimoniale.
Le monument s’inscrit dans un contexte de commémoration nationale après la Première Guerre mondiale, reflétant la volonté des communes de rendre hommage à leurs soldats disparus. À Alès, comme ailleurs en France, ces monuments deviennent des lieux de mémoire collective, symbolisant le sacrifice et l’unité face aux conflits. Leur architecture et leur iconographie, souvent chargées de symboles, visent à perpétuer le souvenir des batailles et des victimes, tout en intégrant une dimension artistique et urbaine dans l’espace public.