Construction du monument 1921 (≈ 1921)
Érigé par Maximilien Raphel et Raymond Sudre.
18 octobre 2018
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 18 octobre 2018 (≈ 2018)
Protection pour sa valeur artistique et historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument aux morts en totalité, tel que délimité sur le plan cadastral annexé, situé à l’entrée du cimetière, section AN parcelle 331 : inscription par arrêté du 18 octobre 2018.
Personnages clés
Maximilien Raphel - Architecte
Concepteur du monument en 1921.
Raymond Sudre - Sculpteur
Auteur de la statue en costume provençal.
Origine et histoire
Le monument aux morts de Beaucaire, situé dans le département du Gard en région Occitanie, a été érigé en 1921 pour honorer les soldats de la commune morts lors des conflits du XXe siècle. Il se trouve à l’entrée du cimetière et se compose d’un fronton encadré de deux colonnes, ornées de plaques de marbre gravées des noms des 208 soldats de la Première Guerre mondiale, ainsi que des victimes d’autres conflits (Seconde Guerre mondiale, Indochine, Algérie, Bosnie-Herzégovine). Une statue de femme en costume provençal, œuvre du sculpteur Raymond Sudre, y dépose des lauriers sur un autel symbolisant le sacrifice des poilus.
Le monument, conçu par l’architecte Maximilien Raphel, mesure 6 mètres de hauteur, avec une statue de 1,9 m. Son style mêle références classiques (colonnes, fronton) et régionales (costume provençal), reflétant l’identité locale. Il a été inscrit aux monuments historiques le 18 octobre 2018, parmi 42 monuments similaires de la région Occitanie, pour sa valeur artistique et mémorielle.
L’œuvre s’inscrit dans un contexte post-Première Guerre mondiale, où les communes françaises érigeaient des monuments pour commémorer les pertes humaines sans précédent. À Beaucaire, comme ailleurs, ces monuments servaient de lieu de recueillement et de transmission de la mémoire collective, tout en affirmant une identité locale à travers des symboles régionaux, comme le costume provençal ou les lauriers, emblèmes de gloire et de paix.