Construction du monument XXe siècle (≈ 2007)
Période de création et inauguration non précisée.
7 avril 2016
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 7 avril 2016 (≈ 2016)
Protection totale du monument et aménagements.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, le monument aux morts et ses aménagements avec ses bornes et ses chaînes (non cadastré) : inscription par arrêté du 7 avril 2016
Personnages clés
Alix Marquet - Sculpteur
Auteur du groupe allégorique (poilu et femme).
Claude Camuzat - Architecte
Concepteur du socle monumental et aménagements.
Origine et histoire
Le Monument aux morts de la Nièvre, situé dans le parc Salengro à Nevers, a été conçu au XXe siècle pour honorer les soldats morts lors de la Première Guerre mondiale. Il se distingue par une composition architecturale et sculpturale : un socle monumental orné des écussons des villes de Nevers, Cosne, Clamecy et Château-Chinon, symbolisant l’unité départementale. Ce socle, œuvre de l’architecte Claude Camuzat, supporte une statue allégorique réalisée par le sculpteur Alix Marquet.
Au sommet du monument, un poilu blessé piétine un aigle allemand, incarnant la victoire sur l’ennemi, tandis qu’une femme en deuil – peut-être une allégorie de la France ou de la ville de Nevers – dépose une couronne sur une tombe et couronne le soldat de lauriers. Ce groupe sculptural illustre à la fois le sacrifice, la douleur des proches et la gloire posthume des combattants. Les bornes et chaînes entourant le monument complètent son caractère solennel.
Le monument a été inscrit aux Monuments Historiques par arrêté du 7 avril 2016, reconnaissant sa valeur patrimoniale et mémorielle. Il est aujourd’hui propriété de la commune de Nevers et reste un lieu de recueillement central dans la ville, situé à proximité de la place Carnot. Son emplacement, bien que marqué par une précision géographique moyenne (niveau 5/10), en fait un point de repère historique et artistique dans le paysage urbain.
La conception du monument reflète les codes artistiques et symboliques des monuments aux morts de l’entre-deux-guerres : mélange de réalisme pour les figures humaines et d’allégorie pour représenter la Nation ou la Victoire. Les écussons des villes rappellent l’ancrage local du deuil, tandis que la scène principale universalise le sacrifice des soldats, transcendant les frontières communales.
Les sources disponibles, notamment Monumentum, soulignent l’importance de ce monument comme témoignage de l’art commémoratif du début du XXe siècle. Sa protection récente (2016) atteste de sa préservation en tant qu’œuvre d’art publique et lieu de mémoire collective, toujours fréquenté lors des cérémonies du 11 novembre ou du 8 mai.