Frise chronologique
1875 (après)
Création du calvaire et de l'exèdre
Création du calvaire et de l'exèdre
1875 (après) (≈ 1875)
Œuvre du sculpteur Larhantec pour le cimetière.
8 septembre 1914
Décision de construction
Décision de construction
8 septembre 1914 (≈ 1914)
Projet lancé dès le début de la guerre.
1919
Achèvement du monument aux morts
Achèvement du monument aux morts
1919 (≈ 1919)
Sculpté par René Quillivic, signé et daté.
21 mars 1920
Inauguration officielle
Inauguration officielle
21 mars 1920 (≈ 1920)
Premier monument aux morts du Finistère.
23 juillet 1997
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
23 juillet 1997 (≈ 1997)
Protection par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Monument aux morts (cad. AM 33) : inscription par arrêté du 23 juillet 1997
Personnages clés
| Charles Chaussepied - Architecte |
Concepteur du monument aux morts. |
| René Quillivic - Sculpteur |
Auteur de la sculpture commémorative de 1919. |
| Larhantec - Sculpteur |
Créateur du calvaire et de l'exèdre (post-1875). |
Origine et histoire
Le monument aux morts de Saint-Pol-de-Léon a été décidé dès le 8 septembre 1914, mais sa construction s’appuie sur un ensemble religieux préexistant. Réalisé après 1875 par le sculpteur Larhantec, ce dernier comprenait un calvaire et une exèdre ornée d’un chemin de croix, destinés à remplacer une croix de bois du cimetière. Ces éléments ont été intégrés au projet commémoratif, fusionnant ainsi héritage religieux et mémoire collective.
Le monument proprement dit, conçu par l’architecte Charles Chaussepied et sculpté par René Quillivic, a été achevé en 1919 et inauguré le 21 mars 1920. Il s’agit du premier monument aux morts érigé dans le Finistère. Inspiré des gisants bourguignons, il représente un soldat agonisant porté par quatre femmes en costumes locaux, symbolisant le deuil et la résilience. Le calvaire porte la signature de Larhantec, tandis que le monument aux morts est signé par Quillivic, avec une inscription en breton datée de 1919.
Classé parmi les Monuments Historiques par arrêté du 23 juillet 1997, ce monument illustre la réutilisation créative d’éléments patrimoniaux pour honorer les victimes de la Première Guerre mondiale. Sa localisation à Saint-Pol-de-Léon, en Bretagne, et son style hybride en font un témoignage unique de l’art commémoratif du début du XXe siècle, mêlant tradition locale et innovation artistique.