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Monument aux morts à La Cluse-et-Mijoux dans le Doubs

Monument aux morts

    100 Sur le Frambourg
    25300 La Cluse-et-Mijoux
Propriété de la commune
Crédit photo : Ordifana75 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
avril 1917
Première commande du monument
20 mars 1923
Délibération municipale
1924
Exécution des travaux
1925
Inauguration du monument
1926
Ajout du bas-relief
19 décembre 2022
Classement du monument
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le monument aux morts, en totalité, y compris les aménagements paysagers situés sur la butte (parcelle 76), situé Route nationale n° 57, lieu-dit Le Frambourg, sur la parcelle n° 76, figurant au cadastre section AC, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 19 décembre 2022

Personnages clés

Paul Robbe - Architecte et maire de Pontarlier Concepteur du monument, ancien combattant.
Georges Laethier - Sculpteur bisontin Auteur du poilu et des bas-reliefs.
Pautier - Architecte (premier projet) Auteur de la chapelle non réalisée.

Origine et histoire

Le monument aux morts de La Cluse-et-Mijoux a été commandé dès avril 1917 sous le nom de « Monument de la reconnaissance à la mémoire des soldats morts pour la Patrie. 1914-1917 ». Un premier projet, conçu par l'architecte Pautier sous la forme d'une chapelle décorée, ne fut jamais réalisé. La commune, située sur une voie stratégique vers la Suisse, avait déjà joué un rôle militaire notable, comme lors de la retraite de l'Armée de l'Est en 1871.

En 1923, une délibération municipale relance le projet pour honorer les 39 enfants de la commune morts pour la France. Confié à l'architecte et maire socialiste de Pontarlier, Paul Robbe, le monument est conçu comme un symbole de paix, avec une figure de poilu en pierre de Vaurion dominant un escalier monumental. Les sculptures, réalisées par Georges Laethier, incluent un bas-relief représentant une femme en deuil et deux enfants, ajouté en 1926 pour compléter l'œuvre.

Le monument, inauguré en 1925, se présente comme un cénotaphe dressé sur une butte le long de la route nationale 57, près du fort de Joux. Il intègre des éléments paysagers (jardin public, bancs, arbres) et des trophées en ronde-bosse. Laethier, sculpteur bisontin formé aux Beaux-Arts de Paris et Besançon, a également réalisé des maquettes en terre et plâtre pour ce projet. Le monument, classé en 2022, reflète une volonté de commémoration sobre et symbolique, typique des réalisations de Robbe dans la région.

La localisation du monument, à proximité d'une forteresse historique et d'une voie transfrontalière, souligne son importance mémorielle et stratégique. Les travaux, exécutés en 1924, ont été financés par la commune pour un coût total de 85 283 francs. Le choix artistique, centré sur la paix (inscription PAX) et la figure du soldat veillant, s'inscrit dans une série de monuments similaires érigés par Robbe et Laethier dans le Doubs, comme à Jougne ou Métabief.

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