Construction du calvaire 1872-1895 (≈ 1884)
Période de construction du calvaire par l'entreprise Guillin.
1921
Décision du monument
Décision du monument 1921 (≈ 1921)
La commune décide d'ériger un monument aux morts.
1923
Aménagement des abords
Aménagement des abords 1923 (≈ 1923)
Construction d'un perron d'accès selon les plans de l'architecte Parrod.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument aux morts, en totalité, situé au 2 Grande Rue, sur la parcelle n° 101, figurant au cadastre section AB, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 19 décembre 2022
Personnages clés
Jules Guillin
Sculpteur et entrepreneur responsable de la construction du calvaire et du monument aux morts.
Parrod
Architecte de Pontarlier ayant conçu les plans du perron d'accès.
Origine et histoire
Située dans le Val d'Usier, la commune de Sombacour est fermée au sud par une cluse, le col des Roches, et par un mont sur lequel fut construit un calvaire entre 1872 et 1895 par l'entreprise Guillin de Mouthier-Haute-Pierre (Doubs), menée par Jules Guillin aîné et son neveu Jules Guillin jeune. Treize oratoires de style néo-gothique jalonnent un chemin en lacets qui gravit le versant d'ouest en est ; au sommet se trouve un oratoire de la Vierge surmonté d'une grande croix en bois, et, dans l'angle de la falaise, un tombeau représentant un Christ gisant est sculpté. Au pied de cet ensemble monumental, en face de la mairie, la commune décida en 1921 d'ériger un monument commémoratif pour les 28 morts de la Grande Guerre ; la réalisation fut confiée à Jules Guillin pour un montant de 20 000 francs. L'aménagement des abords et la construction d'un perron d'accès furent exécutés en 1923 d'après les plans de l'architecte Parrod de Pontarlier. Originaire de la même localité (Doubs), Jules Guillin, né en 1875, se forma à la sculpture à l'école des Beaux-Arts de Besançon puis fit un séjour à Rome avec le sculpteur Just Becquet. Auteur de nombreuses statues de la Vierge et de saints, il se consacra après la guerre à la production de monuments commémoratifs et devint un spécialiste reconnu dans le département du Doubs, avec une cinquantaine d'obélisques sans apport plastique et dix-neuf groupes sculptés comprenant un poilu, regroupables en neuf modèles principaux.