Conflit commémoré 1914-1918 (≈ 1916)
Première Guerre mondiale, cœur du monument.
1919
Commande du monument
Commande du monument 1919 (≈ 1919)
Projet lancé par le maire René Sautreaux.
août 1922
Inauguration
Inauguration août 1922 (≈ 1922)
Cérémonie officielle du monument.
1er avril 2003
Classement MH
Classement MH 1er avril 2003 (≈ 2003)
Inscription aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument (cad. E 188) : inscription par arrêté du 1er avril 2003
Personnages clés
Alexandre Maspoli - Sculpteur
Auteur du monument, élève de Rodin.
René Sautreaux - Maire commanditaire
Initiateur du projet en 1919.
J. Lesage - Sculpteur assistant
Collaborateur de Maspoli pour la réalisation.
Origine et histoire
Le monument aux morts de La Côte-Saint-André, situé place Saint-André, a été commandé en 1919 par le maire René Sautreaux au sculpteur lyonnais Alexandre Maspoli, assisté de J. Lesage. Inauguré en août 1922, il se distingue par sa symbolique mêlant héroïsme militaire et effort civil, incarné par une statue de Poilu et un bas-relief de paysanne au travail. Ce thème rare, « L'héroïsme et le travail pour la victoire », rend hommage aux femmes ayant maintenu les activités agricoles pendant la guerre.
L'édifice, inscrit aux monuments historiques en 2003, est une pyramide de 8 mètres en pierre de Comblanchien, surmontée d'un coq gaulois en bronze. Son socle porte les noms de 128 soldats morts lors des conflits du XXe siècle (1914-1918, 1939-1945, Indochine, Algérie), ainsi que des inscriptions commémoratives et des dates clés. La statue du Poilu, en pierre d'Échaillon, et les ornements (lauriers, écusson) soulignent son caractère solennel et patriotique.
Alexandre Maspoli, sculpteur formé par Rodin et champion d'haltérophilie, a réutilisé pour La Côte-Saint-André un modèle similaire à celui du monument des Avenières (Isère), réalisé deux ans plus tôt. Le monument, propriété communale, reflète aussi l'originalité artistique de son auteur, mêlant classicisme (coq gaulois) et réalisme social (paysanne laborieuse), une approche rare dans les monuments aux morts de l'époque.
Le site, proche de l'église Saint-André, s'inscrit dans un centre-ville riche en patrimoine classé. Les restaurations successives ont préservé ses matériaux d'origine (bronze, pierres dures) et sa polychromie, tandis que sa localisation sur une place publique en fait un lieu de mémoire central pour la commune. L'inscription à l'inventaire départemental et national consacre son importance historique et artistique.
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