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Monument aux morts à La Côte-Saint-André dans l'Isère

Monument aux morts

    18 Place Saint-André
    38260 La Côte-Saint-André
Propriété de la commune
Crédit photo : Edwardando - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1914-1918
Conflit commémoré
1919
Commande du monument
août 1922
Inauguration
1er avril 2003
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le monument (cad. E 188) : inscription par arrêté du 1er avril 2003

Personnages clés

Alexandre Maspoli - Sculpteur Auteur du monument, élève de Rodin.
René Sautreaux - Maire commanditaire Initiateur du projet en 1919.
J. Lesage - Sculpteur assistant Collaborateur de Maspoli pour la réalisation.

Origine et histoire

Le monument aux morts de La Côte-Saint-André, situé place Saint-André, a été commandé en 1919 par le maire René Sautreaux au sculpteur lyonnais Alexandre Maspoli, assisté de J. Lesage. Inauguré en août 1922, il se distingue par sa symbolique mêlant héroïsme militaire et effort civil, incarné par une statue de Poilu et un bas-relief de paysanne au travail. Ce thème rare, « L'héroïsme et le travail pour la victoire », rend hommage aux femmes ayant maintenu les activités agricoles pendant la guerre.

L'édifice, inscrit aux monuments historiques en 2003, est une pyramide de 8 mètres en pierre de Comblanchien, surmontée d'un coq gaulois en bronze. Son socle porte les noms de 128 soldats morts lors des conflits du XXe siècle (1914-1918, 1939-1945, Indochine, Algérie), ainsi que des inscriptions commémoratives et des dates clés. La statue du Poilu, en pierre d'Échaillon, et les ornements (lauriers, écusson) soulignent son caractère solennel et patriotique.

Alexandre Maspoli, sculpteur formé par Rodin et champion d'haltérophilie, a réutilisé pour La Côte-Saint-André un modèle similaire à celui du monument des Avenières (Isère), réalisé deux ans plus tôt. Le monument, propriété communale, reflète aussi l'originalité artistique de son auteur, mêlant classicisme (coq gaulois) et réalisme social (paysanne laborieuse), une approche rare dans les monuments aux morts de l'époque.

Le site, proche de l'église Saint-André, s'inscrit dans un centre-ville riche en patrimoine classé. Les restaurations successives ont préservé ses matériaux d'origine (bronze, pierres dures) et sa polychromie, tandis que sa localisation sur une place publique en fait un lieu de mémoire central pour la commune. L'inscription à l'inventaire départemental et national consacre son importance historique et artistique.

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