Fondation prieuré 13 décembre 1317 (≈ 1317)
Jean II, dauphin du Viennois, fonde un prieuré d'ermites de Saint-Augustin.
XVIIe siècle
Reconstruction cloître
Reconstruction cloître XVIIe siècle (≈ 1750)
Vaste campagne de travaux incluant la reconstruction du cloître et de son portail nord.
1793
Transformation bâtiments
Transformation bâtiments 1793 (≈ 1793)
La commune transforme le logis abbatial en mairie et l'église en paroissiale.
1831
Ouverture portail
Ouverture portail 1831 (≈ 1831)
Un portail est ouvert dans la galerie ouest du cloître.
1888
Premier financement voté
Premier financement voté 1888 (≈ 1888)
Le conseil municipal vote un financement pour un monument à la Défense nationale.
1919
Lancement souscription
Lancement souscription 1919 (≈ 1919)
La Ville lance une souscription pour le monument aux morts.
1920
Constitution comité
Constitution comité 1920 (≈ 1920)
Un comité est constitué pour la réalisation du monument.
1922
Site retenu
Site retenu 1922 (≈ 1922)
Le site du « jardin de Ville » est choisi pour le monument.
1923
Choix sculpteur
Choix sculpteur 1923 (≈ 1923)
Gaston Dintrat est choisi comme sculpteur pour le monument.
1924
Inauguration monument
Inauguration monument 1924 (≈ 1924)
Le monument aux morts est inauguré le 12 octobre.
1964
Aménagement logements
Aménagement logements 1964 (≈ 1964)
Des logements sociaux sont aménagés dans les locaux abandonnés par la gendarmerie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument aux morts situé dans le jardin de la ville (cad. non cadastré) : inscription par arrêté du 13 mars 2019
Personnages clés
Gaston Dintrat
Sculpteur lauréat du monument aux morts.
Jean II
Dauphin du Viennois, fondateur du prieuré d'ermites de Saint-Augustin.
Marie-Thérèse Castelbon, veuve Becquart
Propriétaire de la demeure léguée à la Ville en 1920.
Origine et histoire
En août 1888, le conseil municipal vote un premier financement pour élever un monument à la Défense nationale destiné à perpétuer la mémoire des soldats morts pendant la guerre de 1870-1871. Le projet est régulièrement évoqué jusqu'en 1912 sans aboutir, puis reprend après la Première Guerre mondiale : en novembre 1919 la Ville lance une souscription et un comité est constitué en mars 1920. En 1922, le site retenu est le « jardin de Ville », l'ancien parc arboré de la demeure léguée à la Ville en 1920 par Marie-Thérèse Castelbon, veuve Becquart, avec sa villa. Le concours aboutit au choix du sculpteur lauréat, Gaston Dintrat, approuvé par la préfecture de l'Isère le 18 septembre 1923. La commune opte pour un monument original, se distinguant par sa sévérité et l'aspect frontal de la représentation, conçu pour s'inscrire dans l'espace arboré du parc. L'élévation porte sur son socle l'inscription « Guerres 1870 1914-1918 » et comprend un mobile de 1870, témoignant de la volonté municipale d'ériger un monument aux guerres et non uniquement à la « Grande Guerre ». Cette inscription a disparu sous une plaque nominative, mais le garde national de 1870 est figuré sur le même plan que le poilu, caractéristique rare de ce monument double. Le monument est réalisé rapidement et inauguré le 12 octobre 1924.
Le 13 décembre 1317, Jean II, dauphin du Viennois, fonde un prieuré d'ermites de Saint-Augustin et autorise l'accolement des bâtiments au mur d'enceinte de la ville. La chapelle et les bâtiments conventuels sont édifiés progressivement. Une vaste campagne de travaux au XVIIe siècle comprend la reconstruction du cloître et de son portail nord donnant sur la ville, l'ouverture de nouveaux percements pour l'église et le logis, et l'aménagement d'un portail à l'ouest (actuelle rue des Augustins) pour desservir le jardin et les dépendances de l'abbaye. À la Révolution, la commune acquiert les bâtiments et, en 1793, transforme le logis abbatial en mairie tandis que l'église devient paroissiale. Le corps de bâtiment sud-est est attribué à la gendarmerie et le jardin des frères devient la place de la Nation, tandis que les dépendances du nord et de l'ouest sont vendues à des particuliers et remplacées par des maisons. En 1831, un portail est ouvert dans la galerie ouest du cloître pour la communication avec la place de la Nation. Enfin, en 1964 des logements sociaux sont aménagés dans les locaux abandonnés par la gendarmerie.