Crédit photo : Cristian Bortes from Cluj-Napoca, Romania Aristid - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1919
Commande du monument
Commande du monument
1919 (≈ 1919)
Ville de Port-Vendres commande l'œuvre
1923
Inauguration
Inauguration
1923 (≈ 1923)
Monument dévoilé au public
1964
Installation copie parisienne
Installation copie parisienne
1964 (≈ 1964)
Bronze placé aux Tuileries
17 mars 1994
Classement historique
Classement historique
17 mars 1994 (≈ 1994)
Protection officielle par l'État
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Monument, y compris sa stèle (cad. AE 112) : classement par arrêté du 17 mars 1994
Personnages clés
| Aristide Maillol - Sculpteur |
Auteur du monument, natif des Pyrénées-Orientales |
| Dina Vierny - Modèle |
Inspiration pour la sculpture féminine |
| Étienne Bazeries - Cryptanalyste commémoré |
Plaque dédiée sur le monument |
Origine et histoire
Le monument aux morts de Port-Vendres est une sculpture en pierre réalisée par Aristide Maillol, inaugurée en 1923. Commandée en 1919 par la ville, elle représente une femme allongée tenant des branches d'olivier, symbole de paix. Ce monument, inspiré par un projet antérieur refusé pour la ville d'Aix-en-Provence, s'inscrit dans une série de quatre œuvres commémoratives créées par Maillol dans son département natal après la Première Guerre mondiale.
Classé monument historique en 1994, le monument est situé place de l'Obélisque, face au port de Port-Vendres. Une copie en bronze, installée en 1964 dans le jardin du Carrousel aux Tuileries à Paris, témoigne de son importance artistique. Le modèle utilisé pour la sculpture est Dina Vierny, muse fréquente de Maillol. L'œuvre a subi l'érosion marine et des actes de vandalisme au fil des décennies.
Le monument rend également hommage au cryptanalyste Étienne Bazeries, natif de Port-Vendres, dont une plaque commémorative rappelle les contributions pendant la Première Guerre mondiale. Ce monument s'inscrit dans un ensemble plus large d'œuvres commémoratives réalisées par Maillol dans les Pyrénées-Orientales, incluant Céret, Banyuls-sur-Mer et Elne, reflétant l'impact profond du conflit sur l'artiste et sa région.
Les matériaux originaux (pierre) et la localisation côtière ont nécessité des restaurations, tandis que la version parisienne en bronze permet une diffusion plus large de cette œuvre majeure. Le monument illustre le style épuré et humaniste de Maillol, marqué par des formes arrondies et une symbolique pacifique, contrastant avec les représentations plus guerrières courantes dans les monuments aux morts de l'époque.