Frise chronologique
1ère moitié du XXe siècle
Construction du monument
Construction du monument
1ère moitié du XXe siècle (≈ 2007)
Période d'édification du monument aux morts.
13 mars 2019
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques
13 mars 2019 (≈ 2019)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument aux morts situé sur la route départementale 15, au nord de l'église (cad. non cadastré) : inscription par arrêté du 13 mars 2019
Personnages clés
| Luc-Albert Moreau - Sculpteur présumé |
Auteur possible des bas-reliefs, non confirmé. |
| Henri Rapine - Architecte |
Maître d'œuvre du monument. |
| Louis Fraysse - Entrepreneur |
Responsable des travaux. |
| Louis Lascaux - Serrurier |
Artisan ayant participé à la construction. |
Origine et histoire
Le monument aux morts de Vebret est un édifice commémoratif érigé dans la première moitié du XXe siècle, situé dans le village de Vebret, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Il se distingue par sa structure monolithe, ornée de quatre colonnettes et surmontée d’une toiture à deux pans avec frontons sculptés. Son emplacement, le long de la route départementale 15 au nord de l’église, a fait l’objet de débats municipaux en raison de sa proximité avec un lieu de culte, certains craignant un détournement de la mémoire laïque vers une interprétation religieuse.
Le monument est décoré de quatre bas-reliefs en bronze illustrant le parcours des soldats pendant la Première Guerre mondiale : le départ, les tranchées, l’assaut et le deuil. Ces œuvres, dont l’une est signée « Moreau », pourraient être attribuées à Luc-Albert Moreau (1882–1948), artiste et ancien combattant, bien qu’aucune archive ne confirme formellement cette hypothèse. Le monument porte également une dédicace et la liste des soldats morts au combat, gravées directement sur la pierre.
Classé parmi les monuments historiques depuis le 13 mars 2019, ce monument reflète les tensions locales autour de la laïcité et de la commémoration des conflits. Son architecture sobre et symbolique, combinée à ses sculptures narratives, en fait un témoignage poignant de l’hommage rendu aux victimes de la Grande Guerre dans les petites communes rurales françaises.
Les bas-reliefs, disposés sur un socle quadrangulaire, forment un cycle visuel cohérent qui guide le spectateur autour du monument. La croix inscrite dans un cercle, entourée de rameaux de chêne, orne les frontons, ajoutant une dimension symbolique à l’ensemble. L’édifice, bien que modeste, incarne la mémoire collective et les débats sociétaux de l’époque, entre tradition religieuse et modernité républicaine.