Catastrophe minière 10 mars 1906 (≈ 1906)
Explosion dans les mines de Courrières faisant 1 099 victimes.
1909
Inauguration du monument
Inauguration du monument 1909 (≈ 1909)
Érection du premier monument commémoratif à Sallaumines.
1920
Reconstruction du monument
Reconstruction du monument 1920 (≈ 1920)
Restauration et modification du monument après la Première Guerre mondiale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument en totalité (cad. domaine public, non cadastré) : inscription par arrêté du 9 octobre 2009
Personnages clés
Jean Goniaux
Architecte ayant participé à la reconstruction du monument.
René-François Delannoy
Architecte ayant participé à la reconstruction du monument.
Origine et histoire
Le Monument aux victimes de la catastrophe de Courrières rappelle le drame survenu le 10 mars 1906 entre Courrières et Lens, événement qui fit officiellement 1 099 morts parmi les quelque 1 800 mineurs descendus ce jour-là et qui reste la plus grave catastrophe minière d'Europe. Le premier monument, érigé à Sallaumines et inauguré en 1909, adopait une allégorie classique : un mineur âgé, coiffé de sa barrette, tenant dans ses bras un jeune galibot blessé, tandis qu'une figure féminine drapée portait la dédicace. Les noms des victimes figuraient sur de grandes plaques noires latérales apposées sur le piédestal. Endommagé pendant la Première Guerre mondiale, ce monument a été en grande partie reconstruit après le conflit par les architectes Jean Goniaux et René‑François Delannoy. Le nouveau dispositif réemploie le socle du premier monument, notamment un gros tore orné de feuilles de laurier et portant une inscription. Le piédestal a été enrichi de figures contemporaines représentant un mineur, sa femme et leurs enfants, soulignant la dimension familiale et sociale du deuil. La sculpture sommitale représente un mineur expérimenté, en nudité héroïque, qui se protège du coup de grisou d’un bras ; l’explosion est symbolisée par des rayons projetés sur son visage. Ce monument conjugue mémoire individuelle — par les noms et les figures — et mémoire collective, en témoignant de l’ampleur humaine et sociale de la catastrophe. Il occupe dès lors une place centrale dans la commémoration locale et dans le souvenir des conséquences politiques et sociales qui suivirent l’accident.