Frise chronologique
13 juillet 1903
Accident mortel de Paul Nozal
Accident mortel de Paul Nozal
13 juillet 1903 (≈ 1903)
Décès à 27 ans sur la RN10.
Années 1960
Dégâts et déplacement
Dégâts et déplacement
Années 1960 (≈ 1960)
Monument endommagé puis stocké.
1988
Réinstallation du monument
Réinstallation du monument
1988 (≈ 1988)
Retour sur son emplacement actuel.
9 avril 2021
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
9 avril 2021 (≈ 2021)
Protection officielle du monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument commémoratif à Paul Nozal, sis au bord de la route nationale n°10 au lieu-dit Les Bitauds, sur le domaine public non cadastré : inscription par arrêté du 9 avril 2021
Personnages clés
| Paul Nozal - Pilote automobile et mécène |
Victime de l’accident commémoré. |
| Hector Guimard - Architecte et sculpteur |
Auteur du monument, proche des Nozal. |
| Léon Nozal - Industriel et père de Paul |
Mécène d’Hector Guimard. |
| Marguerite Nozal - Mère de Paul |
Pèlerine annuelle sur les lieux. |
Origine et histoire
Le monument commémoratif à Paul Nozal est une œuvre sculptée en pierre calcaire, érigée par l’architecte Hector Guimard au début du XXe siècle. Située sur la commune du Tâtre (Charente), cette borne de 2 mètres de haut marque l’emplacement tragique d’un accident automobile survenu le 13 juillet 1903, où Paul Nozal, 27 ans, pilote et héritier d’une dynastie industrielle, perdit la vie. Le monument, orné d’ailes d’Hermès et d’une casquette de mécanicien, symbolise à la fois la vitesse et le deuil familial.
Paul Nozal appartenait à une famille influente, mécène d’Hector Guimard, connu pour ses réalisations Art Nouveau comme les entrepôts de la plaine Saint-Denis. Après l’accident, ses parents, Léon et Marguerite, effectuaient un pèlerinage annuel sur les lieux. La stèle, initialement placée sur la RN10, fut endommagée dans les années 1960, déplacée, puis réinstallée en 1988. Elle fut inscrite aux monuments historiques le 9 avril 2021, devenant le seul témoignage architectural de Guimard en Nouvelle-Aquitaine.
Le design du monument mêle références mythologiques (ailes d’Hermès, dieu messager) et industrielles (casque de pilote), reflétant l’ère des pionniers de l’automobile. La pierre calcaire, matériau noble, et les entrelacs rappellent le style Art Nouveau cher à Guimard. Après des décennies d’oubli, sa restauration et sa protection récente soulignent son importance patrimoniale, liée à l’histoire des transports, de l’industrie et des arts décoratifs en France.
Unique en son genre dans la région, ce monument illustre aussi les liens entre mécénat et innovation au tournant du XXe siècle. Les Nozal, commanditaires de Guimard pour des projets parisiens, incarnent cette alliance entre fortune industrielle et avant-garde artistique. Aujourd’hui, la borne, propriété communale, reste un hommage discret mais poignant à une vie brisée par le progrès technique qu’elle célébrait.