Monument commémoratif aux victimes de la Révolution, dit aussi la pyramide
Monument commémoratif aux victimes de la Révolution, dit aussi la pyramide à Bédoin dans le Vaucluse
Monument commémoratif aux victimes de la Révolution, dit aussi la pyramide
84410 Bédoin
Crédit photo : Véronique PAGNIER - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
2 mai 1794
Exécutions révolutionnaires
Exécutions révolutionnaires 2 mai 1794 (≈ 1794)
Soixante-six personnes furent condamnées à mort et exécutées par guillotine.
4 mai 1795
Inauguration du monument
Inauguration du monument 4 mai 1795 (≈ 1795)
Inauguration de l'autel de la patrie surmonté d'une colonne, réhabilitant le village.
23 juillet 2009
Classement historique
Classement historique 23 juillet 2009 (≈ 2009)
La stèle est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument en totalité (cad. F domaine public, non cadastré) : inscription par arrêté du 23 juillet 2009
Personnages clés
Jean de Bry
Envoyé pour apaiser les esprits et réhabiliter le village.
Origine et histoire
Le monument commémoratif aux victimes de la Révolution, dit « La Pyramide », est une stèle érigée à Bédoin (Vaucluse) à l'emplacement des décapitations survenues en 1794. Le soir du 2 mai 1794, la destruction de l'arbre de la liberté et l'affichage de décrets sur la maison commune entraînèrent l'installation du tribunal révolutionnaire à Bédoin, qui condamna soixante-six personnes à mort ; les exécutions par guillotine eurent lieu aussitôt. Dans les mois qui suivirent, la population dut s'acquitter d'une nouvelle taxe par habitant, des maisons furent incendiées, des terres rendues stériles au sel, le village qualifié de « Bédoin l'Infâme » fut effacé de la carte et le reste des habitants déporté dans les villages voisins et assigné à résidence. Le régime de la Terreur prit fin deux mois plus tard et les autorités envoyèrent Jean de Bry pour apaiser les esprits ; lors d'une fête laïque le 4 mai 1795 il réhabilita le village et le monument, alors dénommé autel de la patrie surmonté d'une colonne, fut inauguré. Le monument se compose de ces deux éléments, autel et colonne, et porte une plaque en marbre noir où l'on lit : « Après un an de pleurs sur ces débris affreux, la Loi ramène la Justice. Consolez-vous, ô ! malheureux, puisque l'éclat du crime en prédit le supplice. » La stèle, appelée communément La Pyramide, est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 23 juillet 2009.