Révocation de l'édit de Nantes 1685 (≈ 1685)
Début des assemblées du Désert après l'interdiction du protestantisme.
1934
Érection de la stèle
Érection de la stèle 1934 (≈ 1934)
La Société de l'histoire du protestantisme français fait construire le monument commémoratif.
2007
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2007 (≈ 2007)
Le monument et son environnement sont protégés par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument commémoratif, la parcelle où il est construit et son chemin d'accès (cad. ZB 35) : inscription par arrêté du 7 mai 2007
Personnages clés
Jean Gardien Givry
Pasteur protestant ayant prêché clandestinement sur le site.
Claude Brousson
Visita la région du Vermandois en 1695.
Origine et histoire
Le monument commémoratif de l'ancienne Assemblée du Désert, dit « La Boîte à Cailloux », se situe au lieu-dit La Boîte à Cailloux sur la commune d'Hesbécourt, à la limite du département de l'Aisne, au nord‑est de la Somme. Le site est probablement une ancienne carrière de silex, située dans un vallon à l'écart des agglomérations, d'où son nom. Après la révocation de l'édit de Nantes en 1685, des assemblées du désert s'y tinrent et le culte y fut célébré clandestinement jusqu'à la Révolution, moment où la liberté de culte fut garantie par la loi. À partir de 1691, le pasteur Jean Gardien Givry y vint prêcher et célébrer le culte devant les habitants protestants des villages environnants. Ces réunions se déroulaient souvent de 21 h à minuit, à la lueur des torches et des chandelles. En 1695, Claude Brousson visita cette partie du Vermandois. En 1934, la Société de l'histoire du protestantisme français fit ériger une stèle commémorative sur le lieu et en devint propriétaire. La stèle, d'une grande simplicité, est construite en brique et porte une plaque dédiée à la mémoire des fidèles qui venaient entendre les prêches de Gardien Givry. Le monument, la parcelle où il est implanté et le chemin d'accès sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 7 mai 2007. Il constitue le seul témoignage commémoratif des « assemblées du désert » dans cette partie de la Picardie.