Frise chronologique
15 avril 1450
Bataille de Formigny
Bataille de Formigny
15 avril 1450 (≈ 1450)
Victoire française décisive contre les Anglais.
XVe siècle
Construction de la chapelle Saint-Louis
Construction de la chapelle Saint-Louis
XVe siècle (≈ 1550)
Commemorant les victimes et la victoire.
1er janvier 2017
Fusion communale
Fusion communale
1er janvier 2017 (≈ 2017)
Création de Formigny La Bataille.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Arthur III de Bretagne (connétable de Richemont) - Chef militaire français |
Vainqueur à la bataille de 1450. |
| Jean II de Bourbon (comte de Clermont) - Commandant français |
Cofigure de la victoire, fondateur de la chapelle. |
| Arthur Le Duc - Sculpteur du monument |
Auteur de l’œuvre commémorative. |
Origine et histoire
Le monument commémoratif de la bataille de Formigny, érigé dans la commune du même nom, rend hommage à un affrontement décisif de la guerre de Cent Ans. Le 15 avril 1450, les troupes françaises dirigées par le connétable de Richemont (Arthur III de Bretagne) et le comte de Clermont (Jean II de Bourbon) y remportèrent une victoire majeure contre les Anglais. Cette bataille permit à Charles VII de reprendre le contrôle de la Normandie, alors occupée. Le monument, sculpté par Arthur Le Duc, fut menacé de destruction sous le régime de Vichy pour récupérer le bronze, mais fut épargné en raison de sa symbolique anti-anglaise.
La bataille de Formigny marqua un tournant stratégique, affaiblissant durablement la présence anglaise en Normandie. Les soldats anglais morts sur le champ furent enterrés dans un lieu nommé Tombeau aux Anglais, témoignant de l'ampleur des combats. Pour commémorer les victimes et célébrer la victoire, le comte de Clermont fit édifier la chapelle Saint-Louis au XVe siècle, toujours visible aujourd’hui. Le monument actuel, inscrit aux monuments historiques, perpétue cette mémoire collective.
Formigny, aujourd’hui intégrée à la commune de Formigny La Bataille depuis 2017, conserve plusieurs traces de ce passé. L’église Saint-Martin (XVe siècle) et la chapelle Saint-Louis, liée à la bataille, complètent ce patrimoine. La région, marquée par des siècles de conflits franco-anglais, met en valeur ce site comme symbole de la reconquête capétienne. Le monument, épargné par la mobilisation des métaux sous Vichy, reste un lieu de mémoire nationale.